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Actualité sciences et santé du 23 mars 2016


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En Chine, un bébé est né avec le cœur hors de la poitrine 

Il s’agit d’une malformation extrêmement rare, appelée syndrome de Cantrell. Elle touche une naissance sur 182 000. Seule une fine couche de peau protège l’organe du nourrisson de son exposition à l’air libre. Au point qu’on peut en observer les battements à l’œil nu.

Le syndrome de Cantrell est aussi appelé « pentalogie » car il combine cinq malformations. Outre la malformation cardiaque, qui est la plus connue, les malades présentent une hernie de la paroi abdominale, une anomalie du diaphragme et du péricarde diaphragmatique, et une anomalie de la partie basse du sternum.

Cette maladie est très grave, mais les patients peuvent survivre. C’est notamment le cas d’une fillette russe de 6 ans en attente d’une opération, dont l’histoire a ému les internautes en novembre 2015. Ses parents avaient en effet lancé une campagne de financement participatif afin d’opérer leur enfant à Boston, aux États-Unis.

La chirurgie est à ce jour le seul traitement possible de cette affection. Le type d’intervention s’adapte aux malformations de chaque patient. Mais cela ne suffit pas toujours, et le taux de mortalité est très élevé chez les personnes atteintes du syndrome de Cantrell.

 

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Le bruit, véritable nuisance pour les bébés prématurés

Selon une étude de chercheurs suisses et français publiée dans la revue Scientific reports, le bruit peut affecter le développement tactile de ces bébés.

Avant de parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont examiné les conséquences du bruit sur les capacités sensorielles des prématurés. 63 bébés ont ainsi été répartis aléatoirement dans des conditions environnementales silencieuses et dans des conditions bruyantes.

Il ressort qu’une communication fonctionnelle précoce est apparue entre les modalités tactiles et auditives du prématuré. Les chercheurs préconisent ainsi de diminuer les niveaux sonores dans les unités de néonatologie, comme par exemple celui des alarmes des pompes d’alimentation qui résonne huit fois par jour.

Une naissance prématurée constitue un changement brutal d’environnement pour un bébé jusque-là confiné dans le ventre maternel, entouré de lumière tamisée et de bruits filtrés. Rien d’étonnant selon les chercheurs à ce que les prématurés soient sensibles aux bruits. Il a d’ailleurs déjà été démontré que ces sons perturbent le sommeil du nourrisson, ses constantes physiologiques et ses capacités d’autorégulation.

 

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Hier marquait la journée mondiale de l’eau

L’occasion pour les différentes associations et autres ONG de rendre des rapports tous plus alarmistes les uns que les autres.

Un document de l’association humanitaire « Solidarités international » nous apprend ainsi que près de 50% de la population mondiale boit chaque jour de l’eau dangereuse ou de qualité douteuse. Selon cette étude, 1 milliard 800 millions de personnes utilisent des points d’eau contaminés par des matières fécales. 2 milliards 400 millions de personnes, soit un humain sur trois, manquent d’un assainissement adéquat, tandis que 4 milliards 200 millions de personnes ont été affectées par les sécheresses, les inondations et les tempêtes depuis 1992.

De son côté, L’ONG Greenpeace dénonce dans un rapport rendu public hier, l’empreinte hydrique du secteur des charbons. Un secteur déjà pointé du doigt pour son bilan carbone. Selon Greenpeace, l’ensemble des centrales au charbon de la planète consomment une quantité d’eau qui pourrait être suffisante pour répondre aux besoins fondamentaux d’un milliard de personnes.

Elle explique en effet que l’eau est utilisée à presque chaque étape du cycle du charbon, de son extraction à sa purification jusqu’au traitement de ses déchets.

 

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Greenpeace s’est penchée sur des données de plus 8.300 centrales à charbon de par le monde, et sur des informations concernant 2.600 autres usines actuellement en projet.

Effectivement Sara. Selon les calculs de l’ONG, les centrales à charbon existantes consomment, à elles seules, 19 milliards de m3 d’eau douce dans le monde chaque année.

Par ailleurs, l’ONG relève que plus de 40% des centrales existantes ou en projet se trouvent dans des zones à stress hydrique élevé. Greenpeace cite la Chine, l’Inde et la Turquie comme les pays qui comptent le plus de centrales ou de projets de centrales, dans des zones manquant d’eau.

L’ONG met en garde contre la multiplication de ces centrales, selon elle responsable d’une pression énorme sur les principaux bassins fluviaux du monde et sur les populations qui vivent à proximité.


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