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Les maux de la vieillesse : comment nos seniors vivent-ils la retraite ?


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Les invités

• Mohamed Fassi Fihri, gérontologue

• Nacer Chraibi, cardiologue

• Karim Ouali, médecin nutritionniste naturopathe

• Abdelmjid Belaiche, analyste des marchés pharmaceutiques

• Jaafar Heikel, épidémiologiste

Édito

Si la retraite est la fin de la vie professionnelle salariée, elle est par ailleurs le début d’une nouvelle. Une nouvelle vie dont la qualité va dépendre de la manière dont on s’y est préparés, financièrement mais aussi physiquement. Car l’âge de la retraite est physiologiquement un âge ingrat, où les maux de la vieillesse, s’ils n’avaient pas déjà commencé à se manifester bien des années avant, vont naturellement aller en s’accentuant.

Le rhumatisme et autres douleurs articulaires et musculaires, l’affaiblissement de la mémoire, l’affaiblissement de l’audition, de l’acuité visuelle, et plus tard une perte progressive d’autonomie. Si la nature exerce sans conteste ses droits sur le corps humain, il est évident que les maux de la vieillesse, s’ils peuvent paraître inévitables et impitoyables, le moment de leur apparition ainsi que l’intensité de leurs manifestations ne seront pas les mêmes selon les personnes mais aussi selon le contexte dans lequel la retraite sera vécue.

D’année en année, le Maroc confirme sa position de destination de choix pour des seniors, cherchant à vivre une retraite dorée sous des cieux beaucoup plus exotiques que ceux qui ont témoigné de leur jeunesse.  Mais au Maroc, les marocains eux-mêmes ne vieillissent pas forcément dans les meilleures conditions. Ajouté à cela, le fait que tous les marocains ne vieillissent pas pareil et ce suivant leur milieu socio- économique et suivant aussi, leur sexe.

Faute de politiques visant à accompagner les personnes âgées dans une période cruciale de leur vie, la situation de cette catégorie de citoyens, reste somme toute assez précaire. Culturellement, socialement et économiquement, il n’existe, à ce jour, aucun cadre aidant à intégrer une tranche de la population qui se retrouve, de fait, exclue des différentes politiques publiques et autres stratégies sectorielles existantes ou à venir. Hors pour bien vivre sa retraite, il faut certes une bonne pension de retraite, ce qui n’est pas encore acquis, mais il faut également un cadre de vie sain et serein ; et ceci n’est pas acquis, non plus.

Comment les marocains vivent-ils leur vieillesse ? Nous en débattons cet après-midi. Comment font-ils pour contourner une vulnérabilité assurée à la seule vue de leur pension de retraite ? Comment sont-ils soignés, à quel coût et dans quelles conditions ? Y a-t-il moyen pour un retraité marocain, d’envisager une vie professionnelle après la retraite ? Sa santé le lui permet-elle et juridiquement, est-ce envisageable ? Comment faire, quelles pistes de réflexion à envisager afin que socialement et culturellement ils puissent être naturellement intégrés au lieu d’être fatalement marginalisés ? La retraite au Maroc, est-ce la fin d’une vie ou est-elle la fin de la vie ? C’est le débat que nous ouvrons avec nos invités cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure.


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