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Le manque de « probité » de nos politiques, une affaire de partis ou de citoyens ?


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Les invités

• Ali Reda Ziane, membre du bureau politique du Parti Marocain Libéral

• Hamid El Ammouri, professeur de sciences politiques

• Anouar Zyne, expert en communication politique et fondateur du mouvement citoyen Changer.ma

• Omar Cherkaoui, militant et membre de la cellule des cadres du RNI à Casa Anfa

• Abdennbi Aboularab, membre du PJD et premier vice-président de l’arrondissement de Roches Noires

• Aziz Boucetta, chroniqueur Luxe Radio chargé des questions politiques

Édito

Depuis toujours et de plus en plus ces dernières années, la probité des politiques est remise en question. Il semblerait même, à mesure que les affaires et les scandales s’enchaînent, que là où la politique est en action, la probité est en vacances. C’est ainsi que la moralisation de la vie politique, et selon le degré d’optimisme de chacun, pourrait se présenter comme un idéal inatteignable pour les uns, comme un objectif possible pour certains autres, mais à condition.

Pour ceux-là, le mal viendrait de la rémunération du travail politique. Celui-ci, disent-ils, ne devrait pas être rémunéré comme on le ferait pour toute autre activité professionnelle. L’action politique devrait être un engagement citoyen volontaire et financièrement désengagé. Car, suivant cette ligne de pensée, tant que le travail politique est rémunéré, le conflit d’intérêt n’est jamais bien loin, la tentation de l’interdit non plus. Interdiction de s’enrichir par la politique, ses influences et ses réseaux, interdiction de dilapider l’argent public, interdiction d’employer ou de faciliter l’emploi des proches. Et bien d’autres formes d’abus qui donnent l’impression de s’exprimer sans complexes dans certains milieux politiques.

Il existe aussi, chez beaucoup, un fort sentiment d’impunité face aux abus des politiques. Une impunité qui conduirait, si ce n’est déjà fait, à l’effondrement de la vie politique. L’exercice actuel de la fonction politique est, dans l’esprit d’un grand nombre de marocains, qui se sont au fur et à mesure éloignés de la chose politique, une pure atteinte à la probité, aux règles morales et au devoir de transparence et d’irréprochabilité des élus de la nation. Le discours politique a perdu toute crédibilité dans son fond, alors que sa forme est de moins en moins soignée.

Si le constat au Maroc n’est pas réjouissant, malgré quelques exceptions qui échappent tant bien que mal à la règle, il est à noter par ailleurs qu’à travers le monde, probité et politique ne font pas toujours bon ménage. La politique offre moins de débats d’idées mais toujours plus de bad buzz faits de scandales et de rumeurs sur le terrain de la vie privée des hommes et des femmes politiques.

Politique et probité sont-ils définitivement irréconciliables ? Comment la politique a-t-elle pu subir un tel déclin moral sans que nul ne puisse rien y faire ? Quelle est la source du mal et quelle peut être l’origine de la solution ?


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