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J.O. de Rio 2016 : le revers de la médaille


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Les invités : Aziz Daouda, Membre du Comité Technique de la Fédération Internationale d’Athlétisme et Directeur technique à la Confédération Africaine d’Athlétisme, Najib Salmi, journaliste sportif, Khalid Rahilou, Président du groupement national de boxe Professionnelle, et Brahim Boulami, ancien athlète international

Si pour Claude François Rio c’est le paradis, pour la délégation marocaine participant aux JO, la destination Brésilienne a plus eu les allures d’un enfer. Il faut dire que l’aventure avait mal commencé avec l’affaire du boxeur Hassan Saada, appréhendé par la police brésilienne, pour une  présumée histoire d’agression sexuelle, et a mal fini, eu égard aux performances de nos athlètes.

Les jeux olympiques de Rio sont définitivement à l’image de la gestion du sport dans notre pays, c’est-à-dire catastrophique et sans doute que le mot est faible.

Il ne s’agit pas là, de dresser un tableau sombre, car nous partons du constat qu’il l’est suffisamment, et ce, depuis plusieurs années, il s’agit par contre, durant ces 90 minutes de débat, de comprendre précisément l’origine du mal  et de proposer des pistes de réflexion à même de nous montrer un début de solution, une lueur d’espoir, dirons- nous.

49 athlètes, 13 disciplines, … et une médaille, celle de bronze du vaillant boxeur Rabii.

A-t-on le droit de diluer dans ce débat les responsabilités? Nous vous faisons la promesse que NON!!!

Nous nous efforcerons de trouver à la fois les responsables et d’identifier surtout les coupables, les marocains jeunes et moins jeunes ont besoin de sport, pourquoi en seraient-ils sevrés, condamnés à rêvasser devant des Usain Bolt et autres Michael Phelps… Pourquoi n’auraient-ils pas droit à l’épanouissement de leurs semblables vivant sous des cieux plus enviables?

La jeunesse de ce pays manque de modèles, et le sport peut lui en fournir, il peut créer des vocations, canaliser des énergies et renforcer le sentiment d’appartenance à une Nation. Souvenez-vous du discours de feu Hassan II dans lequel il reconnaissait fièrement que le Maroc est plus connu dans le monde grâce aux résultats de Nawal Moutawkil et de Said Aiouta, qu’à travers à sa propre personne, tout roi qu’il était !

Et puis, que dire du silence assourdissant du ministre de la jeunesse et des sports plus de 2 semaines après la fin des JO? Au final, ce mutisme n’en dit-il pas long sur l’engagement des politiques pour un sport de haut niveau performant?

Ce silence ne donne-t-il pas raison à Kamal Lahlou vice-président du CNOM? Ce dernier sous-entendait dans une interview sur l’économiste datant du 30 août que des considérations politiques avaient saboté le projet ambitieux que le Maroc avait pour ses athlètes !

Que représentent nos anciens champions dans ce paysage de désolation? Sont- ils impliqués ? Si oui, de quelle manière?

Devons-nous faire le deuil d’un sport de haut niveau avec les dirigeants actuels qui président aux destinées du sport national, des têtes doivent-elles tomber?

Autant de questions que nous aborderons dans cette première émission de la saison, tout de suite place au débat.


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