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Comprendre salé sous l’eau : le débat


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Les invités 

• Rachid El Abdi, député du PAM

• Abdellatif Soudou, vice président de la commune urbaine de Salé

• Ahmed Bayoud, membre du bureau de la fédération marocaine de la protection du consommateur

• Saâd Mouline, expert consultant en gestion des ressources en eau

Édito

À moins d’avoir hiberné les deux dernières semaines, il n’aura échappé à personne que Rabat et Salé ont quasi coulé sous l’eau pendant plusieurs jours. Des pluies qui ont tourné à la catastrophe parce que les infrastructures n’y sont ni adaptées ni préparées. Le comble pour un pays où c’est la pluie qui fait l’agriculture et où c’est l’agriculture qui fait l’économie.

Les réseaux sociaux s’y sont naturellement pris à cœur joie. Des photos pour peu qu’elles soient tournées en dérision, suscitent la honte et la colère. Des habitations envahies par les eaux, des voitures flottant sur les eaux, et des voies ferrées coulant sous les eaux. Des habitants se sentant d’abord pris de cours par le ciel, puis délaissés par leurs élus et finissant par se sentir excédés et humiliés. Toutes les cases du spectacle de désolation furent cochées.

Justification première : Rabat et Salé n’ont pas connu pareilles précipitations depuis au moins 20 ans. Mais comme, fort heureusement pour notre économie, il n’a pas fini de pleuvoir au Maroc, sommes-nous censés nous habituer à assister à de tels spectacles, à de tels blocages, dès qu’une pluie exceptionnelle s’invite dans nos villes ? S’il fallait pointer un responsable, la pluie serait-elle ce responsable ? Si la réponse par l’affirmative ne semble pas s’apparenter au ridicule à entendre certaines déclarations, nous estimons tout de même, que le ou les responsables sont à chercher ailleurs. Mais comme la responsabilité dans pareilles circonstances est une boule de feu que nul n’a envie de garder longtemps entre les mains, les responsables ne se précipitent pas pour lever le doigt, quoique ces mêmes doigts, ne se font pas hésitants quand il s’agit de pointer un ou des responsables, du moment que le responsable c’est l’autre. Et voilà comment quand le PAM dans l’opposition au sein du Conseil de la Ville pointe une mauvaise gestion du maire de la ville, issu du PJD, celui-ci se désengage de toute responsabilité pointant, pour sa part, une mauvaise gestion de la société gestionnaire.

La Redal, société gestionnaire de la distribution de l’eau, l’électricité et l’assainissement liquide, serait, selon lui, responsable de graves manquements. De graves manquements il y en  a eu, effectivement, mais de la part de qui ? C’est le sujet de notre débat cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure. Nous débattrons des tristes événements passés, mais nous nous pencherons également, et c’est là le plus important, sur l’avenir. Que faire pour que plus jamais cela ne se reproduise ? Place au débat.


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