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Bénévolat : quand les politiques se cachent derrière la société civile


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Les invités

• Bouchra Ghiati, présidente de l’association Insaf

• Hamza El Mounhi, directeur général du Groupe AMH

• Lamia Bazir, lauréate du prix des Nations Unies pour le volontariat

• Samba Sambounou, médiateur culturel

• Jean Zaganiaris, enseignant chercheur en sociologie

Édito

Dans un monde en crise, économique mais aussi sociale et identitaire, tout porterait à croire que les gens s’engagent de plus en plus dans une démarche d’action et d’altruisme pour trouver ensemble une direction meilleure à un monde que l’on juge injuste. C’est ainsi que certains réfléchissent et choisissent librement un terrain d’action pour changer, si ce n’est tout, du moins quelque chose. Dans ce sens, le bénévolat est de ces formes d’engagements solidaires et financièrement désintéressé qui permettent de passer de l’indignation à l’action.

Pour certains, le bénévolat serait même une histoire de survie pour notre société. Une société que l’on dit fondée sur un individualisme mettant à mal toute idée de liens humains et de solidarité entre les individus. Une société où, à l’inverse de ce que l’on voudrait croire, l’engament ne va pas de soi, loin de là. Quant aux raisons qui poussent certains à l’engagement et d’autres non, il est à croire que chacun trouvera, à sa manière et pour des raisons qui lui sont propres, le chemin de l’engagement.

Ce peut être le fruit d’un raisonnement froidement intellectuel, comme ce peut être la réaction à une souffrance personnelle, des douleurs et des frustrations antérieures. L’engagement bénévole peut aussi trouver ses racines et ses inspirations dans la religion. L’engagement bénévole prend ainsi, souvent, la direction de son sens mais aussi celle de l’identité de son auteur. Malgré cela, est-il possible de dresser un profil-type du bénévole engagé ? Certaines personnes ont-elles plus que d’autres, naturellement vocation à s’engager dans le bénévolat ? Nous en débattrons avec nos invités.

Par ailleurs, comment fonctionnent les structures, associatives notamment, censées accueillir les acteurs volontaires et bénévoles et encadrer leur engagement ? Comment choisissent-elles, elles-mêmes, la direction de leur engagement et comment font-elles pour faire adhérer un maximum autour de leurs idées ? Nous en parlons dans le débat.

Quelles sont les sortes d’actions bénévoles ? L’action bénévole est-elle minoritaire comme elle en donne l’impression ? Est-elle en déperdition ? Les marocains ont-ils une culture associative, en général, bénévole et solidaire en particulier ? Et enfin, l’action bénévole des marocains n’a-t-elle pas tendance à être conjoncturelle ? Comment, dans ce cas, la renforcer, lui donner du sens et l’inscrire dans la durée ? C’est le débat que nous ouvrons avec nos invités cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure.


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