logo-mini
santé

Actualité sciences et santé du 14 juin 2016


Partager

santé

Le CHU Mohammed VI d’Oujda réalise sa 1ère chirurgie cardiaque délicate

L’équipe médicale du CHU d’Oujda a réalisé récemment une intervention chirurgicale minutieuse au niveau du cœur d’un patient, une première du genre dans la région de l’Oriental.

Cette intervention consiste à déboucher l’artère coronaire, chez un sexagénaire atteint d’un dysfonctionnement du ventricule gauche du cœur et qui souffrait d’autres complications, indique le ministère de la Santé dans son communiqué.

 

///////////////////

La campagne de Médecins du Monde contre les médicaments chers en France censurée

Médecins du Monde a lancé hier une campagne choc pour dénoncer les prix exorbitants de certains traitements. L’ONG dénonce sans ambages l’indécence des coûts des traitements pour soigner les maladies graves comme le cancer ou l’hépatite C.

Elle a aussi accusé le lobby pharmaceutique de s’enrichir sur le dos des malades en réalisant des marges colossales. « Un milliard d’euros de bénéfices, l’hépatite C, on en vit très bien », peut-on lire sur une de ces affiches. « Bien placé, un cancer peut rapporter 120 000 euros », indique une autre.

Une campagne que les français n’auront pas l’opportunité de découvrir. Les annonceurs ont refusé de diffuser ces affiches pour ne pas heurter l’industrie pharmaceutique.

« Il y a le risque de réactions négatives de la part des représentants de l’industrie pharmaceutique. Les entreprises ainsi mises en cause pourraient estimer qu’une telle campagne porte atteinte à leur image et leur cause un grave préjudice », explique Media Transport dans un communiqué.

 

///////////////////

Un argument jugé surprenant par Médecins du Monde

Effectivement Sara. Car si le lobby pharmaceutique est au cœur de la campagne de l’ONG, pas un seul laboratoire n’est nommément visé. Pas un seul médicament n’est explicitement pointé du doigt. « C’est surprenant de voir des afficheurs faire barrière, défendre les intérêts des laboratoires. Ce n’est pas vraiment leur travail », explique Alexandre Jalbert, le responsable communication de Médecins du Monde.

L’ONG qui refuse de baisser les bras, a décidé de contourner le problème et de mener sa campagne de manière « sauvage », en publiant ses affiches sur les réseaux sociaux et dans les grands quotidiens nationaux.

En tout cas, cette campagne a suscité la colère du Leem, le syndicat français du milieu pharmaceutique. Ce dernier dénonce des propos caricaturaux et outranciers.

Une accusation contre laquelle l’ONG se défend à grand renfort de chiffres. « À 41 000 €, le sofosbuvir – médicament contre l’hépatite C – est vendu 400 fois plus cher que son coût de production, explique-t-elle. Selon la ligue contre le cancer, ce traitement coûte 60 000 € aux États-Unis, 4 000 € en Thaïlande et 700 € en Égypte.

Les entreprises pharmaceutiques déterminent le prix des médicaments en fonction de la capacité maximale des États à payer pour avoir accès au traitement. Plus un État est riche, plus le prix sera élevé, dénonce ainsi l’ONG dans sa campagne.

 

///////////////////

Procès en Guinée pour détournement de fonds destinés à la lutte contre Ebola

Tout a commencé en octobre 2015, lorsque la Fédération des guérisseurs traditionnels porte plainte. Les tradi-praticiens affirment n’avoir jamais reçu la formation promise sur les dangers liés à l’épidémie Ebola.

Pourtant, le projet estimé à 529 millions de francs guinéens avait été validé et financé par l’Organisation mondiale de la santé. Une enquête, puis un procès pour acquisition d’avantages illicites s’ouvrent. C’est le premier et unique procès en Guinée questionnant la gestion des fonds liés à Ebola.

Un membre de la Coordination nationale de la lutte contre l’épidémie Ebola est accusé d’avoir subtilisé ces 529 millions de francs guinéens. L’équivalent environ de 60 000 euros. Hier, le procureur a requis 18 mois de prison ferme contre lui, principal accusé. Et 5 ans de prison contre un employé du ministère de la Santé qui n’assistait pas au procès.

Où sont les preuves ? Interroge un avocat de la défense. Aucun représentant de l’OMS n’a été entendu. Pourtant, c’est la seule institution capable de fournir les factures et justifier le financement, poursuit-il. Selon plusieurs sources, l’institution internationale n’aurait pas reçu de citation à comparaître juridiquement recevable.


Poster un Commentaire

2 × trois =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.