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Actualité sciences et santé du 16 février 2016


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Grippe Aviaire : le vaccin bientôt disponible au Maroc 

Des cas du virus H9N2 ont été déclarés dans certaines fermes marocaines, à Kénitra, Sidi Yahya, Fès ou encore à Meknès.  Il s’agit d’une variante légère de la grippe aviaire, qui touche spécialement les poulets. Selon la FISA, la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole, ce virus ne se transmet pas à l’homme par contact de poulets infectés, et n’aurait aucune incidence sur la consommation.

La FISA estime que ce type de virus ne demande pas de mesures très strictes pour éviter sa propagation. Mais elle reste néanmoins méfiante. Avec l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits alimentaires, l’ONSSA, elle travaille ainsi sur 2 axes d’intervention: le renforcement des barrières sanitaires et la vaccination.

Sur ce dernier point, l’ONSSA a obtenu l’autorisation, lundi dernier d’importer le vaccin contre le H9N2. Il fera son entrée dans le royaume d’ici une semaine à 10 jours.

 

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Le CHU Mohammed VI de Marrakech se dote d’une unité de soins palliatifs

Le CHU Mohammed VI de Marrakech a annoncé l’ouverture de cette USP, unité de soins palliatifs, en partenariat avec la Fondation Lalla Salma-prévention et traitement des cancers.

Cette unité doit permettre d’accompagner et d’assister spécialement les malades atteints du cancer. Elle se base sur deux structures, à savoir l’unité d’hospitalisation réservée aux malades du cancer en phase terminale et palliative. Et une unité mobile de soins palliatifs, qui se déplace au domicile du malade.

Cette unité est composée de 18 lits d’hospitalisation. Des ressources humaines seront également dédiées à cette structure, dont un spécialiste du service d’oncologie du CHU de Marrakech, deux médecins généralistes, un psychologue, une nutritionniste, une kinésithérapeute, une assistance sociale et 11 infirmiers.

Pour rappel, début février, un rapport de Human Rights Watch avait épinglé le Maroc pour son manque d’offre en matière de soins palliatifs. L’ONG avait notamment constaté que seuls 2 hôpitaux publics, à Casablanca et à Rabat, disposent d’unités spécifiques proposant ce service. L’ouverture d’une USP au CHU Mohamed VI de Marrakech, vient donc compléter ce dispositif. Pour rappel, selon l’ONG, plus de 62 000 Marocains ont besoin de ce type de soins.

 

 

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Une épidémie de fièvre jaune tue 51 personnes en Angola

Il y avait 240 cas suspects en Angola depuis décembre dernier, alors que la maladie a pratiquement disparu dans la plupart des pays du monde. Selon un bilan communiqué hier par les autorités sanitaires du pays, la fièvre jaune aurait déjà tué 51 personnes en Angola.

L’épicentre de l’épidémie se trouve dans la municipalité de Viana, une ville située dans la banlieue Est de la capitale Luanda, où 29 décès et 92 cas ont été recensés. Une campagne de vaccination a été lancée dans le pays. 451 000 personnes ont déjà été immunisées, sur les 1 million et demi prévues.

À ce jour, il n’existe pas de traitement spécifique contre la fièvre jaune, une maladie hémorragique virale qui touche les régions tropicales d’Afrique et d’Amérique amazonienne. On peut toutefois s’en protéger par le biais de la vaccination, ou encore en se prémunissant contre les piqûres de moustiques.

 

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Microcéphalie : des scientifiques accusent un insecticide plutôt que Zika

Un collectif de médecins argentins dénonce le rôle du Pyri-proxyfène dans la multiplication des cas de microcéphalies au Brésil. Cet insecticide a reçu, fin 2014, la bénédiction des autorités sanitaires brésiliennes pour lutter contre la prolifération des moustiques tigres. Ces scientifiques soupçonnent donc l’antidote d’être plus nocif pour l’enfant à naître que la maladie qu’il est censé combattre.

Le Pyri-proxyfène est introduit directement dans les réservoirs d’eau potable pour y éviter la prolifération des moustiques, vecteurs de dengue et de Zika. Ce produit agit comme un inhibiteur de croissance de larves. Les insectes contaminés propagent ensuite eux-mêmes ce poison à leurs congénères.

Les médecins argentins rappellent qu’en Colombie, plus de 5 000 femmes enceintes ont contracté le virus Zika. Or, il n’y a encore eu aucun cas de microcéphalie dans le pays. La Colombie a certes déjà acquis cet insecticide, mais elle ne semble pas l’avoir utilisé à grande échelle. Les médecins relèvent également que les régions brésiliennes ayant connu les plus fortes augmentations de nourrissons frappés de microcéphalies ces derniers mois, sont aussi celles où le Pyri-proxyfène est le plus utilisé.

Pour l’heure, l’Organisation mondiale de la santé n’a pas commenté la thèse des médecins argentins.

 

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L’Union européenne lance un corps médical d’urgence

Ce Corps médical européen – CME – doit permettre à l’Union européenne de réagir plus rapidement et plus efficacement aux crises sanitaires. L’UE a tiré les leçons de la lutte contre le virus Ebola. Elle avait eu du mal au moment de l’explosion de l’épidémie à déployer du personnel médical sur le terrain.

Fin 2014, l’Allemagne et la France avaient proposé l’initiative des
« Casques blancs », qui est à l’origine de la création du CME. 9 Etats membres ont déjà proposé de fournir des équipes et du matériel à ce nouveau corps médical européen.

Les équipes participant au CME seront certifiées et financées par Bruxelles. Leur déploiement sur le terrain sera coordonné par le Centre de coordination de la réaction d’urgence de la Commission.

Le CME devrait être constitué d’équipes médicales d’urgence, d’experts en santé publique et en coordination médicale, de laboratoires de biosécurité mobiles ou encore d’avions pour les évacuations sanitaires et enfin d’équipes logistiques.

Cette nouvelle entité fera partie de la réserve volontaire européenne, créée dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union. Un mécanisme qui entre en jeu actuellement pour répondre aux catastrophes naturelles.


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