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Actualité science et santé du 03 décembre 2015


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Contamination au VIH par une équipe médicale : le ministère de la santé dément

Le ministère de la Santé a démenti formellement les rumeurs relayées sur les réseaux sociaux, mettant en garde les citoyens contre une équipe médicale de dépistage du diabète qui tenterait de les contaminer au VIH en leur injectant du sang infecté.

Le ministère réfute de manière catégorique ces rumeurs, indiquant dans son communiqué, que la Campagne nationale lancée au sujet du diabète se limite à la sensibilisation des citoyens à travers les supports de la radio et de la télévision, et ne prévoit aucun examen.

S’agissant de la Campagne nationale de dépistage du Sida, lancée lundi dernier et qui se poursuit jusqu’au 11 décembre, le même département tient à préciser que les examens sont effectués uniquement dans les centres de santé relevant du ministère ou dans les centres des associations de la société civile concernées. Des examens de dépistage qui sont volontaires et confidentiels, rappelle le ministère.

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Bientôt des essais cliniques pour réparer le cœur après un infarctus

Une cinquantaine de patients cardiaques, en France, au Royaume-Uni et à Singapour, vont bénéficier en 2016 d’un traitement expérimental innovant, qui pourrait – à terme – profiter à des millions de malades : ils se verront injecter directement dans le cœur leurs propres cellules souches, afin de régénérer leurs tissus abîmés par un infarctus.

Cet essai clinique vient d’obtenir les autorisations nécessaires de la part des autorités européennes. En cas de résultats concluants, il pourrait être élargi ensuite à environ 150 patients – y compris cette fois aux États-Unis et au Canada -, et être applicable, à l’horizon 2019, à des centaines de milliers de malades chaque année dans le monde.

La technique s’adressera à des cas d’infarctus sévères. C’est-à-dire ceux ayant entraîné d’importantes lésions sur le muscle cardiaque à ce jour irréparables. Au point de mettre en cause à court ou moyen terme le pronostic vital. Il permettra également de proposer une alternative à la greffe de cœur.

Le procédé a déjà été testé sur 7 patients entre 2002 et 2005, mais de manière artisanale, dans des conditions difficilement transposables à des milliers de malades, a expliqué le Dr Philippe Hénon, hématologue spécialiste des cellules souches et directeur scientifique de ce projet.

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Depuis, les responsables du projet ont imaginé un processus automatisé

Effectivement Sara, et ce afin de multiplier les cellules souches, obtenues à partir d’une simple prise de sang.

Ce nouveau processus est un automate, une sorte d’armoire-incubateur, dont 6 exemplaires ont été installés dans des centres de thérapie cellulaire en France et en Angleterre. C’est justement cet automate qui doit faire l’objet de l’essai clinique.

Après 9 jours d’incubation dans l’appareil, le greffon, constitué des propres cellules souches du malade, sera injecté directement dans la zone affectée du cœur, au moyen d’un cathéter dirigé à travers les artères, sous simple anesthésie locale.

À noter que les concepteurs de ces incubateurs sont parvenus à lever 20 millions d’euros. Il leur en manque encore 25 pour pouvoir financer le développement de ce projet.

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Une tour de veille en Amazonie pour détecter les gaz à effet de serre

Comme vous le savez Sara, la forêt amazonienne est le poumon de notre planète, dont elle produit un tiers de l’oxygène. C’est donc au cœur de cette forêt qu’un gigantesque mat de 325 mètres de haut a été implanté.

L’objectif : contrôler la qualité de l’air et ses variations chimiques. Une initiative conjointe entre l’Institut national brésilien de la recherche amazonienne et l’institut Max-Planck.

D’après le coordinateur allemand de ce projet baptisé « Atto »,  la tour est principalement là pour détecter des gaz à effet de serre comme le CO2, le méthane, le protoxyde d’azote, et l’ozone. Des gaz qui réchauffent l’atmosphère et qui sont échangés avec la surface et le sol. Les scientifiques souhaitent ainsi mesurer la quantité de ces gaz qui s‘échappent de ce système, afin de comprendre comment fonctionnent cet échange.

Toutes les données seront collectées par cette tour de veille qui devrait pouvoir fonctionner une trentaine d’années. Elle devrait être entièrement opérationnelle début 2017. Son coût s‘élève à près de 9 millions d’euros.


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