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Accidents de la route

Accidents de la route : comment le Maroc justifie-t-il ses morts ?


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Accidents de la route

Les invités

• Fouzia Kadiri, présidente de la société marocaine de médecine du sommeil

• Saida Cherkaoui, chef du service études et recherches au sein du Comité National de Prévention des Accidents de la Circulation (CNPAC)

• Said Moutawakkil, médecin spécialiste en anesthésie – réanimation

• Reda Mhasni, psychologue clinicien

• Mohammed Bouhallouch, représentant de la division de la circulation et de la sécurité routière à la DGSN

Édito

Les routes marocaines sont parmi les plus meurtrières au monde. En 2016 et d’après des chiffres de la Direction des Transports routiers et de la sécurité routière, 3593 personnes ont été tuées dans des accidents de la route. C’est une hausse de 0.79% par rapport à 2015. Il y a eu, au total, un peu plus de 81.000 accidents de la circulation au Maroc l’année dernière.

En cause, des facteurs techniques et humains. Un parc automobile qui croît de 6% annuellement et dont une grande partie est à la vétusté dangereuse.  En cause aussi un réseau routier généralement en mauvais état, à l’exception des grands axes routiers mais surtout un manque patent de civisme et le non-respect du code de la route.

En 2009, une étude du Comité National de la Prévention des Accidents de la Circulation a relevé que près de la moitié des conducteurs ne portent pas la ceinture de sécurité, 21% des conducteurs de deux-roues et 76% de leurs passagers ne portent pas de casque, 85% des conducteurs grillent les stops, 79% ne respectent pas la priorité à droite et 9% ne s’arrêtent pas au feu rouge. Les conditions de délivrance des permis de conduire sont également en cause.

Les accidents de la route sont au Maroc un fléau humain, sanitaire et économique. Ils coûtent près de 11 milliards de Dirhams par an, soit près de 2.5% du PIB. C’est énorme.

Pour stopper l’hémorragie, le Maroc a mis en place une stratégie nationale pour la sécurité routière qui s’étale de 2016 à 2025. Celle-ci vise à réduire le nombre des décès sur les routes de 25% en 2020, puis de 50% en 2025, soit moins de 1900 morts par an. La stratégie prévoit d’autres axes d’actions, nous en débattrons avec nos invités.

Il est à noter que l’Etat, certes, ne reste pas les bras croisés face à la guerre des routes, mais il est évident que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Que faire pour limiter le nombre des accidents de la route ? Les spots publicitaires, les radars, les PV, est-ce suffisant ? Les accidents de la route, quelles causes, quelles conséquences et, surtout, quelles solutions ? C’est le débat que nous ouvrons avec nos invités cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure.


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