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Les 7 étapes du pardon


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Pardonner une trahison, un mensonge, une agression, n’est pas chose simple. Souvent, nous sommes rongés par d’innombrables sentiments. Qu’il s’agisse d’une déception, d’une haine, d’une blessure… il y a toujours une douleur intérieure qui nous pousse à réagir, de la bonne ou de la mauvaise manière.

Dans la plupart des cas, nous sommes confrontés à deux situations: la volonté de se venger à tout prix, ou alors de pardonner et de passer à autre chose.

Pour certains, cette dernière alternative nécessite du courage et de la force. Pour d’autres ce n’est que l’expression d’une faiblesse.

Quoi qu’il en soit, selon de nombreux témoignages de victimes, le pardon qu’on le demande ou qu’on l’accorde, est une façon de s’accorder une libération personnelle. Il serait le résultat d’un long travail sur soi.

En tout cas, pour nous éclairer sur ce thème, je vous propose de nous pencher sur le livre : les 7 étapes du pardon,  de Gabrielle Rubin et Nicole Fabre, deux psychanalystes de renom, qui expliquent le cheminement à suivre pour arriver à concéder son pardon, après une blessure profonde.

En effet, il serait question au départ de décider de ne plus souffrir, de sortir de la violence subie. L’idée serait donc de mettre de la distance entre soi et le responsable de sa douleur. Selon les auteurs de l’ouvrage cité, « dans les cas particulièrement graves, lorsque notre intégrité physique ou psychique est en jeu, la plainte déposée en justice peut être le seul moyen de franchir cette première étape et de mettre le coupable face à ses responsabilités ». Pardonner à un agresseur n’empêche pas de porter plainte car, comme l’a écrit la philosophe Simone Weil, « on ne peut pardonner que ce que l’on peut punir ».

La deuxième étape du pardon quant à elle consisterait à reconnaître que la faute existe. Un mécanisme de défense qui permettrait selon la psychanalyste Gabrielle Rubin, de « retourner la culpabilité à l’agresseur et ainsi, de renouer un lien avec soi-même ». Une étape nécessaire pour éviter de développer notamment des maladies psychosomatiques, ou des comportements qui nuiraient à la vie professionnelle et affective.

La troisième étape du pardon serait par ailleurs d’exprimer sa colère. Comme l’explique Gabrielle Rubin, « la haine est un sentiment très violent, que l’on ne peut pas faire disparaître. Si l’on n’est pas capable de la retourner contre son agresseur, on la dirige nécessairement contre soi », au risque de déclencher un processus d’autodestruction. Le travail à faire est d’exprimer ses sentiments à l’écrit, dans un cahier, ou d’en parler à une personne de confiance ou alors de consulter un psychothérapeute si la situation est trop douloureuse.

La prochaine étape est de se déculpabiliser, de reconnaître que sa personne n’est pas engagée avant de comprendre celui qui nous a blessé. C’est-à-dire, reconnaître les faiblesses du coupable. Le philosophe Paul Ricœur appelait ainsi à « ne pas limiter un homme à ses actes, aussi monstrueux soient-ils ».

Pour  accorder son pardon, il est également important de prendre son temps selon les explications des psychanalystes Gabrielle Rubin et Nicole Fabre : « il est question de laisser passer le temps tout en étant actif dans le processus ».

Enfin, « lorsque tout sentiment de culpabilité pour ce qui s’est passé a disparu », explique Gabrielle Rubin, on peut considérer que l’on a pardonné. »


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