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Société Civile VS Partis Politiques : qui façonne le citoyen de demain?


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Les invités : Khadija Janati Idrissi, Membre du Conseil National du Rassemblement National des Indépendants, Nada Elharif, Membre fondateur du Mouvement Clarté – Ambition – Courage et membre du Parti Socialiste Unifié, Mohamed Alami Berrada, Co fondateur de Tarek Ibn Ziad Initiative, Najat Bouzri, Membre du bureau de l’Association Démocratique des Femmes du Maroc à Rabat, El Mahdi Benabdeljalil, Acteur social membre fondateur d’El Baraka Angels et Anouar Zyne, Militant de l’Union Constitutionnelle

Le citoyen, son sentiment de citoyenneté, sa place dans la société, sa capacité et, surtout, sa volonté de contribuer à la construction du Maroc d’aujourd’hui et celui de demain. Qui en a la responsabilité ?

La Constitution de 2011 a donné à la Société Civile une place de choix. Elle a désormais le droit à l’initiative législative, de contrôle et d’évaluation de l’action politique et publique. Et force est de constater que la société civile ne boude pas son plaisir. Elle prend en effet, de plus en plus de place dans l’espace public et dans les espaces de réflexions et de débats. Elle le fait à travers notamment des initiatives qui visent à fédérer les actions éparses et à favoriser la libre expression des aspirations des citoyens.

Tous les sujets y passent, et ce sont ceux qui sont au cœur des aspirations et du questionnement des citoyens. Faire participer les jeunes aux débats de la société, la lutte contre l’exclusion et la discrimination, les droits de la femme, les droits humains plus globalement, un peu plus de place aux manifestations culturelles et éducatives et bien d’autres sujets. La Société Civile ambitionne de toucher le citoyen de près, là où les partis politiques, à titre d’exemple, pêchent par des actions et des réflexions souvent jugées en déconnexion avec les attentes.

Quelle place occupent donc les partis politiques dans l’éducation à la citoyenneté ?  Que font-ils, eux qui sont censés être aussi, au premier plan quand il s’agit de répondre aux aspirations des jeunes et moins jeunes citoyens et leur donner envie de participer à dessiner une vision plutôt que de la subir ? Quelle est leur place dans la mise en place effective de la tant espérée démocratie participative ?

Le taux d’abstention enregistré à chaque échéance électorale et les débats sans cesse récurrents autour du peu d’intérêt qu’accordent les marocains, en général, et les jeunes en particulier, à la chose politique et publique pousse davantage à croire que les partis politiques sont les meilleurs fournisseurs de la Société Civile. C’est en effet chez une population insatisfaite de l’offre politique et frustrée de la lenteur des avancées réalisées dans la gestion de leur quotidien (santé, éducation, loisirs, etc.), que la société civile trouve ses sympathisants et ses volontaires. Et pourtant, la citoyenneté est au cœur du discours politique et de la réflexion, du moins théorique, des partis politiques.

La Société civile, le gouvernement et les partis politiques sont-ils dans la complémentarité ou bien dans la compétition ? Si le discours des politiques ne tarit pas d’éloges envers l’action des acteurs de la Société Civile, pourquoi la Société Civile est-elle le plus souvent dans la critique de l’action politique ? La Société Civile est-elle condamnée à être dans le camp des opposants ? Par ailleurs, la Société Civile bien des fois accusée d’être récupérée, lui arrive-t-il de perdre sa neutralité ? C’est le débat que nous ouvrons avec nos invités cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure.


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