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Respirer

Respirer ailleurs


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N’est-il pas vrai que la pollution atmosphérique a, depuis longtemps, jeté son dévolu sur nos corps, entamé depuis tout aussi longtemps, une sorte de long et raisonné travail d’anéantissement de l’espèce. Il n’est même plus opportun, ni même intelligent de rappeler la corrélation évidente entre la pollution et l’altération de la santé des marocains.

Alors que des études, nombreuses ont pu démontrer, à Casablanca des relations statistiquement significatives entre le niveau de pollution atmosphérique mesuré par les teneurs fines de types fumées noires et la mortalité, les consultations pour conjonctivites chez les plus de 5 ans et pour infections respiratoires chez les enfants de moins de 5 ans. (…) La campagne de mesures de polluants atmosphériques a mis en évidence, pour ces mêmes particules fines en suspension de types fumées noires, des teneurs de 50% supérieures à celles mesurées dans une ville comme Paris.

La santé des marocains. Car il ne s’agit finalement que de cela. De santé, de salubrité  publique. De préservation des organes vitaux d’enfants, d’adultes, tous malheureusement égaux devant le Monoxyde de carbone. Il est question d’un des pôles même de la démocratie. La santé publique, la préservation des conditions hygiéniques propres à permettre à une nation d’envisager son devenir au sens vital, mais aussi psychologique, économique et enfin, culturel du terme.

Ainsi, la question qui se pose est simple : si des lois semblent exister, si les diagnostics sont là, si la COP 22 est passée par là, pourquoi nos enfants respirent-ils aussi mal… La réalité, implacable répond, et nous enseigne qu’environ quatorze kilogrammes d’air transitent par les voies respiratoires de chaque individu et compte tenu des menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’environnement, de manière générale, il était prévisible que la question de se préoccuper de la qualité de l’air et de son degré de pollution se pose au citoyen, tel un postulat… Depuis désormais, trop longtemps…

En somme, le réel, ici, nous parle d’infections respiratoires, de pathologies graves, de mortalité. Aujourd’hui la question de la pollution atmosphérique dans une ville comme Casablanca se doit d’être posée, et réglée… On se demande alors ce que valent nos corps, nos poumons, lorsque des fumées noires infectent le devenir de nos enfants…

Que faut-il donc pour que dans notre ville de Casablanca, on place la santé des citoyens au-dessus des agendas ? Plus de morts ? Plus d’alvéoles bouchées ? Plus de crises d’asthme, de quintes de toux ? Que faut-il donc pour qu’un citoyen puisse respirer un air convenable ? Combien veut-on voir de décharges empoisonner nos nappes phréatiques ? Nous attendons que nos élus répondent… Car beaucoup d’entre nous n’ont pas les moyens de s’en aller respirer ailleurs.


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