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Reconnaissance des diplômes : l’Etat a-t-il changé d’avis ?


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Les invités

• Jacques Knafo, président du Groupe ESG

• Wafae Agoumi, directrice générale de l’Ecole Supérieure d’Ingénierie de la Santé et de Management de Projets

• Wail Benjelloun, provost en charge des affaires académiques de l’Université Mundiapolis

• Abdelmoumen Benabdeljalil, directeur général de l’Ecole d’Architecture de Casablanca

• Nabil Adel, directeur de l’Institut de recherche en géopolitique et géo économie de l’ESCA

Édito

L’Etat vient de reconnaître huit écoles et universités privées, et c’est une grande nouvelle. Une grande nouvelle pour les huit établissements concernés mais elle l’est aussi pour les autres, beaucoup d’autres, qui sont dans l’attente de la reconnaissance, puisque cette décision vient débloquer une situation qui devenait intenable pour les professionnels de l’enseignement supérieur privé mais aussi pour beaucoup de parents et d’étudiants.

Car la reconnaissance d’une école ou d’une université privée est un premier pas, un grand premier pas vers l’obtention par ses lauréats de l’équivalence de leurs diplômes. Chose qui relevait, jusqu’ici, du parcours du combattant. Et justement, il ne faut pas s’y perdre. Entre reconnaissance, accréditation et obtention d’équivalence, il y a une nuance de taille. Nous y revenons avec nos invités. C’est essentiel pour pouvoir comprendre une situation aussi compliquée que complexe.

Si la reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur privé suscite autant le débat, c’est que cela est bien loin d’être une simple formalité. Il s’agit, plus que cela en effet, de permettre aux lauréats des écoles et universités privées d’envisager, s’ils le souhaitent, de poursuivre leurs études dans le public mais aussi et peut-être surtout, d’accéder à la fonction publique, chose qui leur est impossible sans l’obtention de l’équivalence de leurs diplômes. L’exercice de certaines professions libérales leur est également et au même titre interdit. Et pour les étudiants et les parents, c’est souvent la douche froide à la fin du cursus scolaire ou universitaire.

La situation de l’enseignement privé au Maroc est floue et c’est peu de le dire. Si nous nous arrêtons, à titre d’exemple, sur le cas des accréditations et des équivalences auxquelles elle donne lieu ou pas, et nous le ferons dans un instant avec nos invités, le casse-tête est à portée de main. Car alors que la loi affirme, sans détour, que les étudiants inscrits dans des filières accréditées ont le droit de bénéficier de l’obtention de l’équivalence de leur diplôme, et bien, dans les faits, il n’en est rien. L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur affirmait sa position sans ambiguïté aucune : pour lui, cette loi est tout bonnement inapplicable et pour cause.

Tout serait, au fond, une histoire d’accréditation. Si celle-là devait selon la loi donner lieu indiscutablement à l’équivalence, elle devait toutefois être respectée dans sa limitation dans le temps, soit 2 à 5 ans, après lesquelles elle doit obligatoirement être renouvelée pour répondre, continuellement, aux exigences d’un cahier des charges de plus en plus restrictif et ainsi de plus en plus sélectif. La reconnaissance par l’Etat des huit écoles et universités privées est-ce le début du dénouement ? Est-ce un rétropédalage de l’Etat sur ses exigences passées ? Que veut faire le Maroc de son Enseignement privé ? C’est le débat que nous ouvrons cet après-midi avec nos invités dans Avec Ou Sans Parure.


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