logo-mini
recherche scientifique

La recherche scientifique au Maroc : comment peut-elle être un véritable outil de développement économique?


Partager

recherche scientifique

Les invités : Driss Aboutajeddine, directeur du Centre National de la Recherche Scientifique et Technique, Hicham Medroumi, directeur de l’Ecole Supérieure d’Electricité et de Mécanique, Khalid Naciri, enseignant chercheur à l’Université Hassan II de Casablanca, Mohamed Badraoui, directeur général de l’Institut National de la Recherche Agronomique et Slimane Mehdad, chef de la division de la promotion et du développement de la recherche scientifique au sein du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres.

La recherche élève le niveau de la pensée et approfondit la réflexion et la critique sur des chantiers déjà ouverts. Elle explore par le raisonnement, et l’expérience des domaines encore inconnus de notre univers. C’est une démarche qui propose de renouveler sans cesse les perspectives et les méthodologies, et de procéder à des innovations, par des questions nouvelles et des savoirs nouveaux.

La Recherche scientifique au Maroc trouve des cerveaux, mais les moyens financiers qui y sont alloués sont dérisoires. Autrement dit, les chercheurs marocains n’ont pas à leur disposition les moyens leur permettant de faire de la recherche dans des conditions optimales. Nos chercheurs, d’ailleurs, brillent à l’international quand ils sont quasi méconnus au Maroc.

Le budget alloué à la recherche scientifique ne représente que 0.8% du PIB marocain ; ce qui est extrêmement faible comparativement à ce qui se passe ailleurs. 2,8% en France, à titre d’exemple. Le gouvernement marocain dit en être conscient et avait prévu de porter le budget de la recherche scientifique à 1% du PIB. C’est mieux mais ce n’est toujours pas assez. Surtout que, de l’avis même du ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, les pays qui ne s’engagent pas dans la Recherche Scientifique n’ont pas d’avenir et que, je cite toujours, l’entrée dans l’ère de la mondialisation ne s’opère qu’en présence de la connaissance.

Voilà pourquoi des pistes de solutions avaient été avancées pour aller de l’avant de la Recherche Scientifique au Maroc à travers notamment le développement du partenariat entre le public et le privé. Autre piste, développer le cadre des échanges avec des pays mieux lotis que le Maroc dans le domaine de la Recherche afin de profiter de leur expertise.

Mais si le facteur financier et matériel est brandi par beaucoup comme étant le principal frein au développement de la recherche scientifique au Maroc, tout le monde n’est pas de cet avis. À commencer par Abdelilah Benkirane qui avait exprimé ce point de vue lors de son précédent mandat de Chef de gouvernement. « La recherche scientifique au Maroc, avait-il dit, requiert plus de transparence et de gouvernance que de financement ». Lahcen Daoudi, ministre de tutelle, semble partager ce même point de vue. Ainsi estime-t-il, les contraintes du secteur de la recherche sont dans l’absence de coordination entre les établissements de l’enseignement supérieur. Il appelle à la mise en œuvre d’une nouvelle vision pour la recherche scientifique et la répartition des institutions de l’enseignement par spécialité. Ce n’est pas un problème de financement, dit-il, mais un problème de mobilisation. Où est la vérité sur les difficultés de la recherche scientifique au Maroc ?

Il est à noter enfin que malgré les difficultés, quelles qu’elles soient, le Maroc ne manque pas d’ambition. Si la comparaison avec des pays d’Europe ou d’Amérique semble démesurée, le Maroc cible la première place en Afrique en matière de recherche scientifique. En avons-nous les moyens ? Comment aller de l’avant de la Recherche scientifique ? C’est le débat que nous ouvrons cet après-midi avec nos invités dans Avec Ou Sans Parure.


Poster un Commentaire

huit − 1 =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.