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La recherche du « ressentiment » démocratique au lieu de la démocratie nous anéantira… nous marocains


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Les invités

• Salah El Ouadie, président du mouvement Damir

• Jean Zaganiaris, enseignant chercheur en sociologie

• Reda Mhasni, psychologue clinicien et psychothérapeute

• Driss Jaydane, chroniqueur Luxe Radio chargé des questions philosophiques

Édito

Facebook vient de passer la barre symbolique des deux milliards d’utilisateurs. D’un trombinoscope de fac inventé par des étudiants d’Harvard, Facebook s’est transformé, au fil des ans, en un lieu d’information et de débat. Les gens font confiance à Facebook pour s’informer et se forger un avis. Et Facebook a cela de réconfortant en ce qu’il nous permet de vivre dans une espèce de bulle, entourés de gens qui partagent nos points de vue et avec qui nous avons naturellement tendance à échanger.

Facebook s’est imposé en affirmant offrir plus de démocratie à des peuples assoiffés de démocratie. Exprimer librement son point de vue, permettre par la magie du partage à un maximum d’utilisateurs d’être au fait des événements se déroulant dans les moindres recoins du monde échappant ainsi aux diktats des médias dits traditionnels et à leurs manipulations. Voilà, entre autres, comment Facebook a réussi à se présenter comme une meilleure version de la société réelle. Mais, en réalité, il n’en est pas vraiment une.

Facebook c’est aussi un réceptacle de toutes les frustrations de la société. Sur Facebook, les gens en désaccord se déchirent, s’insultent et se lynchent. Rarement à identité découverte, souvent cachés derrière des faux profils, des pseudonymes peu révélateurs de leur vraie identité, mais extrêmement révélateurs d’un état d’esprit nourri de haine et de frustrations. Est-ce la frustration de ne pas pouvoir exprimer librement leurs idées même dans un lieu de vie virtuel ? Nous en débattrons avec nos invités. Facebook est-ce l’illusion de la liberté ? Est-ce l’illusion de la démocratie ? Est-ce l’illusion du pouvoir ? Nous en débattrons également.

Le monde semble être pris de court par la réussite d’un réseau social qui se voulait, au départ, une simple sorte de répertoire. Mais à mesure que le nombre d’utilisateurs grandit, les pouvoirs de Facebook se renforcent. Le réseau social en fait-il toujours bon usage ? Rien n’est moins sûr.
Dans une société n’ayant pas la culture de l’échange et de l’expression libres, Facebook devient dépositaire d’une autorité publique, une promesse d’une justice virtuelle faute d’une justice réelle. Mais en ce faisant, Facebook n’éloigne pas davantage ses utilisateurs de leurs droits de citoyens ? Facebook permet-il la démocratie ou, au contraire, la met-il en danger ?


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