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Quelle politique pour libérer le potentiel de nos entreprises ?


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Les invités : Hassan Charraf, membre du Bureau National du CJD, Salim Rabbani, fondateur et directeur de Soliman Conseil, Hamid Hragua, vice président de la Fédération Nationale de l’Electricité et de l’Electronique et Wassila Kara Ibrahimi, vice présidente de l’AFEM

Pour relever les défis de la croissance, il faut réinventer, ou du moins, repenser  les moyens à même de favoriser le développement des entreprises dans un contexte où, aujourd’hui peut-être plus que jamais, l’heure est à la méfiance.

Analystes et économistes ne cessent de le marteler, il faut redonner confiance aux entreprises et aux entrepreneurs, unique moyen de booster les investissements et ainsi booster la croissance et la création d’emploi. Car une baisse des investissements implique, par ricochet, une persistance de la faible compétitivité des entreprises, ô combien essentielle à leur survie tant sur le marché national qu’international.

Le modèle de développement de l’économie nationale est clairement à bout de souffle. L’heure est à l’innovation ; nos entreprises ont du potentiel et il devient plus qu’impératif de les aider à le libérer.

Certes, le Maroc est sur la bonne voie avec la multitude de plans de réformes sectoriels lancés depuis les années 2000, mais la clé du succès est indéniablement, la création de l’emploi. Un taux de chômage à plus de 10% est fortement pénalisant et l’entreprise marocaine peut y faire quelque chose. La fiscalité du travail est à revoir.

Les relations entre la croissance et l’emploi ont souvent été compliquées. Une histoire où l’histoire de l’œuf et la poule n’est jamais bien loin. Car il y a deux écoles. Celle pour qui l’évolution de l’emploi dépend de celle de la production de richesses. En ce sens, la croissance économique entraîne sans fautes des créations d’emplois.

La deuxième école, elle, défend tout simplement l’inverse. À savoir que c’est en encourageant les entreprises à recruter, que l’on agit sur l’innovation et la productivité des entreprises, entraînant ainsi une augmentation de la  croissance. Nous aurons, sur cette question, le point de vue de nos invités. Mais il est à noter ici que les observateurs sont quasi-unanimes sur une question, celle de la rigidité du Code du Travail qui rend les patrons frileux à recruter. Plusieurs pistes d’assouplissement de la législation du travail sont avancées, nous en débattrons dans un instant.

Pour atteindre un niveau de croissance soutenue, une action de fond est à mener auprès des PME qui constituent, pour rappel, 95% des entreprises. Leur importance n’est donc plus à vérifier. Il faut soutenir la PME marocaine. Mais soutenir la PME est multidimensionnel en ce sens que plusieurs facteurs sont à prendre en compte afin que le potentiel de croissance de l’entreprise marocaine soit tout à fait libéré et totalement concrétisé.

Quelles politiques publiques de soutien à l’entreprise marocaine ? Quelles mesures pour libérer le potentiel des entreprises ? C’est le débat que nous ouvrons avec nos invités cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure.


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