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Penser la démocratie au Maroc


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Les invités : Omar Cherkaoui, directeur de Finance Active Maroc, Nada Elharif, membre fondatrice du mouvement Clarté – Ambition – Courage, Jean Zaganiaris, enseignant chercheur en sociologie et Murtada Calamy, chroniqueur aux Matins Luxe

Lorsque l’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve, disait un militant pour la paix et l’égalité dans le monde. Mais lorsque l’on rêve à plusieurs, c’est déjà une réalité.

Si les inégalités face aux droits et libertés continuent à s’exprimer dans le monde avec autant de force, cela revient-il à dire que nous ne sommes pas suffisamment nombreux à rêver du même monde ? Un monde meilleur avec la même justice pour tous, les mêmes droits, les mêmes libertés pour tous et les mêmes devoirs, les mêmes obligations pour tous ? Que faut-il pour que le rêve devienne réalité et de quelle réalité rêvons-nous ? De quel monde rêvons-nous, à quel modèle de démocratie aspirons-nous ?

S’il est une liberté dont aucun ne devrait se priver, c’est celle de réfléchir librement et discuter ensemble à des questions de vie, des questions fondamentales. Réfléchir, discuter et faire. Car si par un défaitisme puissant nous nous contentons de voir en la liberté de rêver, en soi, une manifestation de démocratie, détrompons-nous. Car la démocratie ce n’est pas seulement de pouvoir en rêver, la démocratie c’est aussi de pouvoir agir dans le sens de ses rêves, de ses pensées pour construire un modèle démocratique qui soit à la hauteur de nos aspirations.

C’est ainsi que, si nous aspirons à une démocratie réelle qui soit indépendante du sexe, de l’âge ou de la classe sociale de la diversité de citoyens que nous sommes, nous devrions pouvoir agir dans le sens qui serait en mesure de nous donner le moyen d’influencer les politiques publiques en faveur d’une démocratie effective dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les tribunaux, dans nos entreprises, au sein des familles, dans les villes, les campagnes, les quartiers, les rues, et les moindres recoins de l’espace dans lequel nous existons.

Si c’est à ce modèle démocratique-là que nous aspirons, nous devrions, par ailleurs, ne pas nous contenter de le défendre dans les débats publics. Nous ne devrions pas nous contenter d’une conformité verbale dont le seul but serait de caresser du bout des doigts un rêve de démocratie.

Admettons-nous que la difficulté de transformer le rêve de démocratie en démocratie réelle, partout dans le monde, contrairement à ce qu’il n’y parait, est beaucoup plus profonde que nous voulons bien le croire ?

La réponse à la question de démocratie et de justice ne peut pas être une simple déclaration d’intention. La réponse à la question de démocratie et de justice c’est de conformer les actes aux intentions. Car un système politique livré à lui-même, ne pourrait pas avoir vocation à évoluer naturellement vers un modèle de démocratie rêvé.

Nous sommes, certes, en marche vers la démocratie, mais n’avons-nous pas l’impression, par moments, que la marche se fait très longue et assez pénible ? Posons-nous à nous-mêmes suffisamment la question d’en savoir la raison ? Savons-nous vers quel modèle démocratique marchons-nous depuis des décennies? Savons-nous si ce modèle démocratique n’a pas changé de contours en cours de route ? Savons-nous si tout le monde est encore de la marche, ou si certains ont abandonné le rêve en cours de route ? Et puis, nous tous qui marchons vers le modèle démocratique de nos rêves, nos actes et nos actions vont-ils souvent dans le sens de la concrétisation d’une aspiration que nous disons collective? C’est la réflexion que nous ouvrons avec nos invités cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure.


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