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« Nos kilos émotionnels » selon Stéphane Clerget


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Aujourd’hui, nous portons notre intérêt sur l’ouvrage de Stéphane Clerget, « Nos kilos émotionnels ». Dans son livre, l’auteur, qui compte parmi les pédopsychiatres les plus reconnus de sa génération, développe l’idée selon laquelle, « Les fluctuations de poids ne sont pas seulement une question d’apport et de consommation de calories, mais aussi d’émotions. »

Le docteur explique que les kilos émotionnels sont ceux conditionnés par l’affect. Nos kilos superflus et notre résistance à les perdre auraient donc un lien avec notre éducation, nos peurs, notre anxiété… « Des raisons récentes ou inscrites plus profondément en nous, remontant parfois à notre enfance. »

Stéphane Clerget précise que ces facteurs psychologiques ont un mode de fonctionnement pluriel. Selon ses mots : les émotions « peuvent nous pousser à manger davantage, ou bien à demander certains types d’aliments, gras ou sucrés notamment. Elles peuvent également agir en augmentant ou en diminuant notre activité physique, ou en entraînant un stockage des graisses, sans que nous mangions plus.

Pour le psychiatre, « Il y a bien sûr une traduction biologique de nos émotions, à travers les hormones, les neuromédiateurs ; mais à l’origine, ce sont d’abord nos émotions et notre vécu qui agissent. »

Le stress par exemple agit en produisant de la cortisone dans le sang et fait prendre du poids au niveau de l’abdomen. Dans ce cas, les femmes sont plus touchées que les hommes, et davantage les femmes minces que celles déjà rondes. On parle ici du stress chronique… un stress difficile à déceler, car selon Stéphane Clerget, les personnes qui en sont sujettes ne sont pas forcément celles qui vont s’en plaindre.

Dans « Nos kilos émotionnels », l’auteur nous éclaire par ailleurs sur notre tendance à étouffer nos sentiments par l’alimentation… Un comportement qui serait programmé par notre histoire. Exemple : si à chacune de nos frustrations, notre mère nous consolait par un gâteau, un bonbon, ce réflexe de manger aura tendance à perdurer à l’âge adulte.

Pour prévenir ce type de comportement alimentaire, Il y aurait donc une éducation alimentaire à instaurer dès le plus jeune âge. L’idée selon les recommandations du docteur est de « privilégier les repas à table, les échanges, les activités culinaires avec son enfant ; se donner le temps de manger ; laisser les tout-petits jouer avec les aliments ; et interdire les repas devant la télévision, car il est important que l’enfant ait conscience de ce qu’il mange. Il faut aussi agir sur les émotions, en diversifiant très tôt les sources de plaisir de son enfant et en privilégiant l’expression de ses émotions par la parole ou les arts.


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