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Lutte contre le cancer : quelles nouvelles pistes pour la science ?


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Invités : Hassan Errihani, Chef de département d’Oncologie médicale à l’Institut National d’Oncologie, Soha Sahraoui, Professeur de radiothérapie oncologique au CHU Ibn Rochd de Casablanca, Rajae Aghzadi, Professeur de chirurgie cancérologique – Spécialiste de la chirurgie du sein et Karim Ouldim, Professeur de génétique médicale à la faculté de médecine de Fès

Ce sont des cellules, au départ saines, qui, par un processus long, complexe et pas toujours compréhensible, se transforment en cellules cancéreuses. Les causes de cette transformation sont multiples. Certaines personnes naissent avec une ou plusieurs lésions déjà présentes dans leur patrimoine génétique, souvent transmises par leurs parents. Ces personnes ont un risque plus important que la population générale de développer un cancer car la transformation de leurs cellules a déjà commencé au moment de leur naissance. Mais, mis à part les facteurs internes liés à la prédisposition génétique, les causes du cancer, peuvent être liées à des facteurs externes, des agressions externes. Cela peut provenir de l’environnement, comme des moindres habitudes de notre vie, répétées sur une longue durée, comme l’alimentation. Voilà pourquoi, depuis plusieurs années, les recommandations se multiplient pour un mode de vie sain pouvant aider à prévenir les risques du cancer. Mais les causes du cancer n’étant pas encore identifiées dans leur totalité de façon certaine, le risque reste grand et nous tous, sommes potentiellement exposés.

De très grandes avancées sont toutefois à souligner malgré qu’elles ne concernent pas tous les types de cancer. Mais certains paraissent aujourd’hui plus faciles à maîtriser ou à prévenir. Le cancer du poumon notamment ou encore le cancer de la peau que l’on peut grandement prévenir et maîtriser connaissant leurs causes principales, à savoir respectivement le tabac et le soleil. Pour le reste, si les causes ne sont pas clairement définies, le dépistage précoce reste le moyen d’action le plus efficace contre le développement de la maladie.

Au Maroc, c’est le cancer du sein qui est en tête chez les femmes, suivi du cancer du col de l’utérus, du côlon et de la thyroïde. Chez les hommes, c’est le cancer du poumon qui arrive en tête, suivi du cancer de la prostate.

La gestion de la maladie est lourde. Il est très difficile de vivre avec un cancer. Mais en plus du mal physique et psychologique causé par une tumeur, les patients se heurtent encore à plusieurs difficultés. Financières notamment. Car le coût des traitements reste très élevé et, au niveau de la prise en charge de la maladie des malades et de leurs familles, il reste encore beaucoup à faire.

Le Maroc dispose, dans sa lutte contre le cancer, d’un dispositif national qui a permis, de l’avis des professionnels, des avancées considérables ces dernières années. Nous en discuterons cet après-midi. Mais une des avancées le plus souvent citées en ce sens est l’évolution considérable des effectifs d’oncologues médicaux à l’échelle nationale. Nous aurons le point de vue de nos invités.

Nous ouvrons le débat cet après-midi donc sur le cancer, ses causes, ses symptômes, les moyens de prévention et les traitements.  Les marocains connaissent-ils suffisamment cette maladie ? Place au débat.


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