logo-mini
PJD

Législatives : comment le PJD défendra-t-il son bilan?


Partager

PJD

Invités : Abdennbi Aboularab, premier vice-président de l’arrondissement de Roches Noires pour le PJD, Hicham Amadi, Membre du Conseil National du Rassemblement National des Indépendants, Ali Reda Ziane, Membre du Bureau Politique du Parti Marocain Libéral et Aziz Boucetta, Chroniqueur Luxe Radio chargé des questions politiques.

Les élections législatives sont prévues en octobre prochain. C’est, faut-il le rappeler, un rendez-vous politique majeur pour le Maroc et les marocains. Un rendez-vous important et crucial aussi pour les partis politiques, plus particulièrement ceux de la coalition gouvernementale, qui doivent s’expliquer sur leur bilan. Et si pour le PJD, l’exercice du pouvoir était une première, il n’en n’est pas de même pour toutes les formations politiques composant la majorité gouvernementale et qui, elles, sont beaucoup plus rodées à l’exercice.

Sur un plan économique, il est sûr que le gouvernement Benkirane aurait espéré mieux tomber. L’équipe gouvernementale a en effet eu à composer avec une conjoncture difficile et des effets d’une crise qui se font de plus en plus ressentir sur la santé des secteurs clés de l’économie nationale. Nous sommes bien loin des près de 6% de croissance promis par le PJD pendant sa campagne électorale et le taux de chômage ne cesse de progresser. Le gouvernement a-t-il fait du mieux qu’il a pu avec les moyens qui sont les siens et la conjoncture qui est ce qu’elle est ? Les avis divergent et ne sont forcément pas toujours objectifs, nous aurons le point de vue de nos invités. Il est à noter au passage que l’équipe gouvernementale a réussi l’exploit de ne satisfaire ni le patronat ni les syndicats. Les échanges par médias interposés entre le gouvernement et la CGEM ne sont pas des plus cordiaux, et les manifestations et sit-in ont été des fois spectaculaires. La réforme des retraites, la réforme de la caisse de compensation, les augmentations des prix d’un côté et la baisse de certains autres par ailleurs ; beaucoup de décisions ont été prises, étaient-elles les bonnes ? Nous en débattrons.

Le bilan du gouvernement à dresser objectivement, à défendre ou à descendre, est principalement économique, politique et social. Mais il y a une réalisation de taille qui est à mettre à l’actif du chef de gouvernement ; sa popularité. Car avec son arrivée aux commandes du gouvernement, quelque chose a changé dans le rapport et la perception qu’ont eu beaucoup de marocains dans le passé des hommes politiques. Abdelilah Benkirane s’est en effet démarqué par une posture, un langage et un discours différents, très appréciés par beaucoup bien que critiqués par d’autres et taxés de populiste. Mais qu’il plaise ou qu’il déplaise, une chose est sûre, Abdelilah Benkirane ne laisse pas indifférent. Il y aura un avant et un après Abdelilah Benkirane, mais l’après, c’est sûr, le PJD ne le voit pas pour demain et semble sûr de rempiler pour un second mandat. Quel bilan pour le P JD et le gouvernement qu’il dirige ? C’est le débat que nous ouvrons tout de suite avec nos invités dans Avec Ou Sans Parure.


Poster un Commentaire

onze − trois =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.