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Aucun joueur local dans l’équipe nationale de foot : « il faut imposer un quota pour les externes » selon Najib Salmi


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Les invités 

• Najib Salmi, journaliste sportif

• Youssef Hassouni, conseiller juridique

• Gabriel Hicham Guedira, Manager sportif et directeur général de l’Académie du FC Barcelone au Maroc

• Amine Laanaia, président de l’association Wydadaction

• Talal Chakir, chroniqueur aux Matins Luxe

Édito 

32 matches, 66 buts et un vainqueur : le Cameroun. La Coupe d’Afrique des Nations 2017 s’est tenue au Gabon et s’était achevée, pour le Maroc, aux portes de la demi-finale quand la sélection nationale a du s’incliner devant l’Egypte. Pour le Maroc, lors de cette CAN, il y a eu des bas et des hauts puis une élimination sans amertume. Car, il faut l’avouer, pour la sélection nationale, la compétition a démarré par une défaite qui leur a valu des critiques de toutes parts avant de faire preuve d’une combativité sans faille, même si celle-ci n’a pas pu aller plus loin que les quarts de finale. Quel bilan alors peut-on faire de la prestation des Lions de l’Atlas en particulier, de la CAN 2017 en général, puis de la situation du football national encore beaucoup plus général ? Nous aurons le point de vue de nos invités.

Car les connaisseurs, les experts et les observateurs, s’accordent depuis des années, qui commencent à se faire longues, sur un football marocain en crise. Mais à quand la sortie de crise ? Manque de vision à long terme, des mesurettes sans résultats notables et une déception toujours plus grande au vu des réalisations de l’équipe nationale lors des compétitions internationales auxquelles elle réussit à se qualifier. Sans efforts particuliers pour forcer le trait afin de le noircir, le tableau est très sombre.

À quel niveau le mal se situe-t-il ? Au niveau des joueurs, au niveau des entraîneurs ou au niveau des décideurs et dirigeants ? À un de ces niveaux ou tous à la fois ? Qu’y a-t-il à construire et y a-t-il des acquis sur lesquels il y aurait encore moyen de capitaliser ? Nous en débattrons.

Si la question est à analyser en la situant dans un contexte national, il ne faut peut-être pas omettre de situer la problématique sur une échelle un peu plus grande, à savoir celle du football africain qui, malgré qu’il ait fortement évolué ces dernières, il reste grandement affecté par des problèmes de différentes natures. Les problèmes des individualités au sein des équipes. Des joueurs qui réussissent individuellement à percer dans des clubs internationaux mais qui ne savent pas composer ensemble. Le football africain manque aussi bien quantitativement que qualitativement, d’infrastructures sportives pouvant former les jeunes générations. Une mauvaise gouvernance au niveau des fédérations et un sérieux problème avec la gestion financière du budget alloué aux sports en général et au football en particulier.

Aujourd’hui, nous pouvons sans grand risque nous tromper, tirer les conclusions d’un football national en agonie. Loin de l’émotion de la CAN et de tout élan défaitiste ou même d’optimisme Béa, nous vous proposons une pause de 90 minutes ; soit le temps de deux  mi-temps pour dresser le bilan le plus complet de notre participation à cette messe africaine.

L’idée est aussi de proposer une feuille de route pour les prochaines années  pour ce football national qui a décidément du mal à nous faire chavirer de bonheur depuis plus d’une décennie.

L’idée de ce débat  n’est en aucun cas d’offenser des personnes, il est surtout question d’avoir le courage de dire les vérités. Les bonnes et les moins bonnes dans un débat auquel la Fédération royale  marocaine de football n’a pas souhaité participer.

Un déficit de communication qui, s’il reste regrettable à plus d’un titre, nous invite à nous poser aussi des questions sur cette institution. Que le match commence !


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