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Lahcen Daoudi

Grand Oral de Lahcen Daoudi


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Lahcen Daoudi

C’est le grand oral de Lahcen Daoudi, Homme politique, militant PJD et ministre de son statut, occupant depuis 2012 le portefeuille de l’enseignement supérieur, de la formation des cadres et, a-t-on tendance à l’oublier, de la Recherche Scientifique. Il sera donc question avec lui, de tout cela évidemment, mais principalement de l’enseignement supérieur et surtout de sa réforme. Et qui dit enseignement supérieur, dit Conseil Supérieur de l’Education, de la Formation et de la recherche scientifique avec qui, dit-on avec insistance, les relations avec le ministre ne sont pas très joyeuses. Lahcen Daoudi nous dira sa position. Mais dans un souci de construction, nous insisterons sur les pistes à explorer pour une meilleure collaboration entre les deux parties qui, en principe, défendent la même cause.

Une cause commune qui est, rappelons-le, un enseignement supérieur performant et une université performante. Qu’en est-il au Maroc ? Que représente l’université, quelle est sa mission et sa vocation ? À quoi sert l’université marocaine ? Nous poserons la question à notre invité.

Nous lui poserons la question, encore que, la situation de l’université marocaine semble parler d’elle-même en n’en disant pas que du bien. Des filières et des programmes dont l’utilité est sérieusement remise en question. Des enseignants qui se plaignent du peu de moyens mis à leur disposition et des lauréats qui se plaignent d’une université, qui au fil des ans, a failli à l’une de ses missions principales qui est de constituer pour ses étudiants, un tremplin vers le monde professionnel. L’université semble en effet ressembler de plus en plus à une usine à produire des chômeurs.

Quelle évaluation, par ailleurs, fait le ministre du système LMD, importé des universités européennes et implanté depuis quelques années dans nos universités ? Et puis, comment y échapper, la grande et sempiternelle question de l’arabisation de l’enseignement universitaire. L’heure de la profonde remise en question n’a-t-elle pas encore sonné ?

Et la remise en question, le ministre de l’enseignement supérieur semble en avoir fait et il semble aussi qu’il en soit sorti avec des conclusions mais surtout avec des convictions ; des convictions profondes, que, par contre, il ne semble pas prêt à remettre en question…

Exemple de conviction, la question de savoir ce qu’est le problème principal de l’université marocaine. Pour le ministre de l’enseignement supérieur, le problème principal de l’université est le surpeuplement. Sur ce point-là nous ne saurons dire, pour notre part, avec autant de conviction si le surpeuplement est une cause ou une conséquence ; soit la fameuse question de l’œuf et de la poule… Lahcen Daoudi nous éclairera.

Autre exemple de conviction, la question de l’impact du développement de l’enseignement supérieur privé sur l’enseignement supérieur public. Pour Lahcen Daoudi, il ne fait pas de doute, l’enseignement supérieur privé de qualité poussera les établissements publics à améliorer leurs offres de formation. D’aucuns diront que de mettre l’accent sur l’enseignement supérieur privé contribuera à l’achèvement de l’université publique en la mettant dans une situation de concurrence pour laquelle elle n’est pas outillée, financièrement, notamment…

Où en est Lahcen Daoudi de son projet de réforme qui a le mérite de l’ambition ? Qui est impliqué dedans ? Qui le soutient et que fait-il des critiques de ses détracteurs ? Entre détermination et obstination, il n’y a qu’un pas ; Lahcen Daoudi l’a-t-il franchi ?

Nous interrogerons notre invité également sur la recherche scientifique. Quel budget et quelles ambitions ?

Nous l’interrogerons aussi sur la formation des cadres. Que se fait-il et que doit-il se faire dans le cadre du partenariat Public/ Privé mais aussi pour une meilleure prise de conscience générale sur l’enjeu qui, sous d’autres cieux, n’est plus à prouver?

Et puis à quelques mois des législatives, dans quel état d’esprit se trouvait-il ? Quel bilan fait-il de l’action du gouvernement dirigée par son parti ? Que referait-il de la même manière si c’était à refaire et que ferait-il différemment s’il en avait l’occasion ?

Nous déclarons ouvert le grand oral de Lahcen Daoudi, ministre PJD de l’enseignement supérieur, de la Recherche Scientifique et de la formation des cadres.


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