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Benkirane

Étrange Benkirane : la vision et le programme ne sont pas les éléments du blocage


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Les invités : Abdelahad El Fassi, membre du Bureau Politique du Parti du Progrès et du Socialisme, Hicham Amadi, membre du Conseil National du RNI, Abdennbi Aboularab, membre du PJD et premier vice-président de l’arrondissement de Roches Noires, et Aziz Boucetta, chroniqueur Luxe Radio, chargé des questions politiques 

Près de deux mois et toujours pas de gouvernement. Mais où va-t-on ?

Car même si certains estiment qu’il n’y a pas de quoi se presser, constatant que le pays marche aussi bien avec ou sans gouvernement, il n’en reste pas moins que la situation actuelle n’a rien de normal.

Depuis l’annonce des résultats des législatives d’Octobre, la nomination de Abdelilah Benkirane, puis le début des négociations pour la formation de la nouvelle majorité gouvernementale, et bien les choses s’accélèrent puis ralentissent, un coup ça va et un coup ça s’arrête, et depuis bien des semaines, force est de constater que ça ne marche pas du tout, mais absolument pas.

Mis à part le soutien sans surprise du PPS et le soutien à la solidité fraîchement construite du parti de l’Istiqlal, le chef de gouvernement désigné peine à ramener vers lui les différentes formations politiques. Non pas que les négociations soient difficiles à mener, plus que cela, les négociations sont à l’arrêt, au point mort, pour ne pas dire qu’elles ont probablement atteint un point de non-retour. Certains crient à la crise politique, et pour cause.

Si la philosophie du scrutin voulait que le pouvoir de former un nouveau gouvernement soit entre les mains du parti sorti vainqueur, eh bien le pouvoir semble avoir changé de camp. C’est à se demander, si le choix des électeurs réussira à garder un peu de sa substance au bout du compte.

Car avec seulement 37 sièges remportés lors du dernier scrutin et une sérieuse débâcle ayant conduit à la démission de Salaheddine Mezouar de son poste de Secrétaire Général du parti de la Colombe, le parti réussit tout de même l’exploit, s’il faille l’appeler ainsi, de tenir entre ses mains le destin du prochain gouvernement, et par ricochet, la stabilité de tout un pays.

Le RNI ne voudrait pas gouverner avec l’Istiqlal, et le PJD ne voudrait pas lâcher son nouvel allié, alors que d’autres partis politiques, l’Union Constitutionnelle et le Mouvement Populaire notamment, ont tout bonnement conditionné leur participation au prochain gouvernement à celle du RNI. Et comme la politique se fait avec des additions, non pas avec des soustractions, comprenez que la situation est vraiment critique.

Quand on vous dit que l’exercice de la politique au Maroc va mal, il y a peut-être au moins de quoi se poser des questions dont la réponse ne promet pas d’être à la faveur de l’exemplarité de l’action des partis politiques en faveur de leurs électeurs, qui nous a été vendue tout au long de la campagne électorale. Si vous vous attendiez à ce que la bataille se fasse au niveau des projets, veuillez repasser.

Abdelilah Benkirane parviendra-t-il à former sa précieuse et très attendue majorité gouvernementale? Qu’est-ce qui est susceptible de débloquer la situation? De combien de temps dispose-t-il encore pour y arriver ? Et si, au final, il n’y arrivait pas ? Que dit la Constitution et que ne dit-elle pas ? C’est le débat que nous ouvrons cet après-midi avec nos invités dans Avec Ou Sans Parure.


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