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Doit-on s’inquiéter pour l’économie algérienne?


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Invités : Nabil Adel, Économiste, chroniqueur et professeur universitaire, Hicham Bensari, Economiste et Membre du Conseil d’Administration de l’Alliance des Indépendants et Jawad Kerdoudi, Président de l’Institut Marocain des Relations Internationales.

Face à la chute des prix du pétrole sur le marché international, l’Algérie est plus que jamais appelée à soutenir une croissance durable créatrice de richesses et d’emplois. Car malgré les multiples appels à la diversification de ses ressources, l’économie algérienne reste dépendante des recettes des exportations des hydrocarbures ; 98% des exportations algériennes en sont issues. Cela représente 45% du PIB et 60% de l’ensemble des recettes fiscales de l’État.

Une situation qui met l’Algérie dans une position de grande vulnérabilité vis-à-vis des chocs externes. D’ailleurs, depuis que les prix de pétrole ont entamé leur chute libre, l’économie algérienne se retrouve non plus face à un risque, mais face à une menace réelle. Et si l’Algérie a de quoi tenir sur le court terme face à une baisse des prix des matières premières grâce notamment à une épargne publique assez importante et un matelas de devises assez confortable, il n’est pas sûr qu’elle puisse tenir sur le long terme. D’abord en raison de la tendance dépensière de l’État difficilement soutenable, et ensuite en raison de l’impact sur les finances publiques fortement tributaires de la fiscalité pétrolière qui se reflète dans le creusement du déficit budgétaire. La diversification est sans doute une urgence dans un pays frappé au cœur d’un secteur vital non seulement pour sa santé économique mais aussi pour sa paix sociale. Le taux de chômage est élevé, les grèves et les manifestations publiques sont de plus en plus fréquentes pour manifester un mécontentement populaire qui risque de mettre à mal la stabilité du pays.

Mais si la menace pour l’Algérie est grande, les pistes de diversification sont nombreuses et ne demandent qu’à être explorées à l’image du tourisme qui peut constituer une niche considérable de croissance, mais aussi le secteur agricole, l’industrie manufacturière ou encore les nouvelles technologies de l’information.

Pourquoi l’économie algérienne peine-t-elle autant à s’ouvrir? Quels sont les freins à l’ouverture et à la diversification? Que risque l’Algérie économiquement, financièrement et socialement? Quels effets sur l’économie des pays voisins, notamment le Maroc? C’est notre débat cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure.


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