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cancers colorectaux

Dépistage et prise en charge du cancer colorectal au Maroc


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Les invités

• Latifa Belakhel, chef du service de la prévention et de contrôle du cancer au ministère de la santé

• Hassan Errihani, chef de département d’oncologie médicale à l’Institut National d’Oncologie

• Mohamed Tahiri, Enseignant chercheur à la faculté de médecine de Casablanca

• Hossein Mossafa, Directeur du Laboratoire National de Référence affilié à l’université Mohammed VI de Casablanca

• Adnane Rhazali, médecin biologiste

Édito

Les cancers colorectaux sont parmi les plus fréquents chez les femmes et les hommes dans le monde. Ils regroupent le cancer du rectum et le cancer du côlon. Au Maroc, les cancers colorectaux sont la troisième cause de mortalité derrière les cancers des poumons et de la prostate chez les hommes, et derrière les cancers du sein et de l’ovaire chez les femmes.

Comme les autres types de cancers, l’arme la plus efficace pour y faire face reste le dépistage précoce. Certaines personnes ont, en effet, une prédisposition familiale à ce type de cancers et, nous en parlerons dans le débat, dans certains cas le risque d’atteinte est de 100%. Il convient alors de s’y prendre à l’avance, même si aujourd’hui encore, la moitié des cas n’est diagnostiquée qu’après la survenue de complications. Et pourtant, quand les cancers colorectaux sont diagnostiqués suffisamment tôt, les chances de guérison se monteraient à 100%.

En plus de la prédisposition familiale, d’autres facteurs peuvent contribuer à l’apparition des cancers colorectaux et ils sont donc à prendre en compte car la prévention, dans ce type de cancers, est possible. Les spécialistes sont, par exemple, quasi-unanimes sur l’importance de surveiller son alimentation en prônant une alimentation riche en fruits, légumes et fibres tout en limitant l’apport en graisses animales et en protéines et en veillant à avoir une activité physique régulière. Nous y revenons dans le débat.

Par ailleurs, outre les complications liées à la maladie même, il reste au Maroc d’autres problématiques à traiter dans la gestion des cancers colorectaux et des malades qui en sont atteints. L’absence d’un registre national du cancer colorectal et ainsi la difficulté de disposer de chiffres fiables. Le coût du traitement qui reste très élevé surtout dans un pays où le pouvoir d’achat est ce qu’il est et où la couverture médicale reste encore relativement boiteuse et pas encore tout à fait généralisée.

Comment reconnaître un cancer colorectal ? Quels sont les facteurs de risque ? Peut-on réellement prévenir une atteinte au cancer colorectal et si oui, par quels moyens ? Qu’en est-il des traitements disponibles au Maroc et qu’en est-il de la prise en charge des malades ? C’est le débat que nous ouvrons avec nos invités cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure.


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