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La crèche et la maternelle publiques : les grandes oubliées de l’Etat ?


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Les invités : Nadia Bernoussi, constitutionnaliste et professeur de l’enseignement supérieur et membre du Conseil Supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche Scientifique, Présidente de la Commission sur l’Education pour tous, Meryem Filali, responsable partenariat au sein de la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire, Bendaoud Merzaki, directeur de l’enseignement privé et préscolaire au sein du ministère de l’éducation et Rita El Kadiri, directrice générale de la Fondation Zakoura

L’importance de l’éducation préscolaire n’est pas à prouver. Or, au Maroc et malgré que la généralisation du préscolaire soit inscrite dans la charte nationale de l’éducation et de la formation, des retards sont encore à déplorer.

L’enseignement préscolaire n’est, dans les faits, pas obligatoire. Comment s’assurer du respect de son obligation ? Nous poserons la question à nos invités.

Par ailleurs, l’enseignement préscolaire reste majoritairement assuré par les écoles coraniques traditionnelles (M’ssid) et par les crèches privées. Nous nous interrogerons au cours du débat à suivre sur la place que devrait occuper l’Etat et les crèches publiques dans le paysage de l’éducation préscolaire au Maroc.

L’enseignement des moins de 6 ans est, de par le monde, reconnu essentiel pour garantir une plus grande égalité des chances, mais aussi pour réduire l’échec scolaire ; il lui est reconnu sa capacité à préparer à l’enseignement primaire et à rendre celui-ci plus efficient.

Mais le développement de l’éducation préscolaire passe par le développement des conditions logistiques, humaines et d’infrastructures dans lesquelles elle est dispensée. Il passe, d’abord, par la qualification et la professionnalisation  des éducateurs. Il ressort à ce niveau que les éducateurs ont, eux-mêmes, reçu peu ou pas de formation adaptée et qui puisse leur permettre d’accomplir leur mission dans de bonnes conditions, avec les outils et la documentation spécifiques.

Autre difficulté révélée par une étude effectuée par le ministère de l’Education Nationale et la Banque Mondiale, l’absence d’un modèle éducatif ou un programme pédagogique normalisé et systématisé pour le préscolaire.

Enfin et au niveau  de l’infrastructure dédiée, le ministère de l’Education Nationale qui dit vouloir généraliser l’enseignement préscolaire, avait préconisé  que des classes au sein de l’école publique soient mises à la disposition du préscolaire. Nous débattrons avec nos invités de la faisabilité de cette mesure au sein d’une école primaire publique elle-même en agonie.

Si l’importance de l’enseignement préscolaire est avérée, il est d’autant plus important de s’assurer de son bon déroulement. Quel rôle jouent les écoles traditionnelles coraniques dans l’enseignement préscolaire ? Par quel cadre pédagogique et légal sont-elles régies ? Quel avenir pour le préscolaire public au Maroc et quelles solutions pour le développer ? Qu’en est-il, enfin, du coût du préscolaire ? Entre un préscolaire à 150 Dirhams par mois et un autre à 1500 Dirhams, voire plus, le prix est-il garant d’une certaine qualité ? C’est le débat que nous ouvrons avec nos invités cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure.


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