logo-mini
demain

Une autre vision moins apocalyptique du monde de demain


Partager

demain

La vision apocalyptique du monde d’aujourd’hui et de demain a ses partisans et ses fans.

On nous promet avec certitudes et presque jubilation du désespoir, des crises économiques et boursières mortelles, des guerres civiles sans fin, la destruction de l’Homme et du monde pour bientôt.

En quelques mots nous serions tous fichus et tous d’ores et déjà condamnés.

Alors que certains voient en demain un monde plein d’espoir et d’opportunités, d’autres voient donc l’avenir et le monde de demain avec, c’est le moins que l’on puisse dire, morosité et pessimisme.

Ce qui fait peur c’est bien sûr l’inconnu comme toujours mais aussi cette partie très sombre de l’Homme qui a certes beaucoup produit, mais aussi beaucoup détruit.

Le monde de demain, tout dépend d’où on le voit et qui le voit…

Il est intéressant de relever que d’après certaines études, certains pays et peuples aux niveaux de développement très différents… USA, Japon, Chine, Nigeria envisagent l’avenir de manière plutôt positive quels que soient leurs difficultés particulières alors que certains autres constituent sur le vieux continent parmi les plus pessimistes de la planète.

Une chose est sûre… Nous voyons aussi le monde de demain à la manière dont nous vivons le monde d’aujourd’hui… Lorsque l’on n’est pas bien dans le monde actuel, on ne peut se projeter favorablement dans le monde qui s’annonce.

L’invention de la poudre, de l’électricité, le nucléaire, la robotisation, les recherches bactériologiques ont aussi généré en leur temps leurs lots de sceptiques… C’était déjà la fin de l’Homme avant l’heure et pourtant l’Homme n’a jamais vécu aussi longtemps, le niveau et l’espérance de vie, le niveau général de production n’ont jamais été aussi élevés.

Comme toujours tout dépendra de ce que l’Homme fera de ses découvertes et de son savoir… le mal ou le bien.

D’ores et déjà, l’intelligence artificielle, les drones, les robots, la 3D transformeront nos vies et celles de nos enfants. Au lieu de s’y opposer ou de les craindre, essayons de nous y préparer et de l’accompagner.

En matière de sciences du vivant en général et de génie génétique en particulier, Il est étonnant d’entendre les tenants de la philosophie morale et des droits à l’autonomie de la personne, nous parler de limites et d’éthiques.

C’est d’autant plus étonnant qu’ils se posent souvent comme les défenseurs ultimes des libertés, de l’assistance médicale à la procréation, du don de sperme, de gamètes ou d’embryons, du diagnostic prénatal, du droit à l’euthanasie et au suicide, de la liberté du choix à la contraception, du droit à l’IVG, du droit au mariage pour tous.

Les postures ne sont, il est vrai, jamais contraignantes et les principes non plus… Face à des situations concrètes et individuelles, les postures s’effacent et la complexité des choix se révèle à chacun.

Ayons un débat honnête et rigoureux sans mettre fallacieusement sur le même plan, les manipulations génétiques dîtes de confort ayant pour objet la détermination de la couleur des yeux, de la taille, du sexe avec les recherches, dîtes thérapeutiques sur le génie génétique, les cellules souches, l’immunothérapie, les neurosciences, les nano biotechnologies.
Il y a tellement de douleurs mais aussi tellement d’espoirs au sein de millions de familles autour des questions liées à l’hérédité et aux corrections génétiques… respectons les…

L’homme a toujours recherché deux principaux intérêts : la recherche du bonheur et éviter la souffrance.

Les progrès scientifiques, technologiques, bio médicaux s’accélèrent.

Le génie génétique dont nous rêvons a des objectifs médicaux et pharmaceutiques : Parkinson, autisme, cancers et lymphomes, diabète, obésité morbide, leucémie et autres maladies dégénératives ou myopathies…ces maladies ciblées se comptent par dizaine.

La modification du vivant (animal et végétal) est déjà dans nos assiettes depuis longtemps, l’Homme a déjà modifié ou influencé l’évolution de milliers d’espèces animales et végétales.

Pour rappel, les premières modifications sur les végétaux ont eu lieu en Chine il y a plusieurs siècles déjà (plantes greffées, création et croisement de races) et au 18 e siècle en France, on démarrait les manipulations végétales élaborées.

Certes, on peut légitiment s’interroger sur la préservation de la biodiversité, la prolifération des OGM et les animaux transgéniques, le transhumanisme, certaines formes d’eugénisme mais les espoirs mis dans les manipulations et thérapies génétiques sont multiples : citons l’accroissement du rendement des espèces (maturité, résistance aux maladies, production) et les nouvelles applications extraordinaires et tant espérées dans le domaine de la médecine et de la santé.

Pour rappel, l’accroissement du rendement des espèces; empiriques jusqu’au XIX siècle, la sélection et l’hybridation classiques des espèces végétales ont réussi

  • à augmenter la taille des fruits et céréales,
  • à protéger les cultures,
  • à diminuer le temps de germination,
  • à améliorer les rendements,
  • à économiser les besoins en eau,
  • à rendre certaines espèces indépendantes de la pollinisation,
  • et à éliminer des substances toxiques.

Nous allons dans un avenir plus ou moins proche, passer du  bricolage relativement simple qui consiste à placer quelque part, dans une  cellule, un gène thérapeutique à la correction de  l’anomalie génétique.
L’approche du futur consiste à réparer le gène. La technologie consiste effectivement à utiliser des « ciseaux moléculaires », des enzymes qui vont couper de manière précise l’ADN à l’aide d’un ARN messager, copie du gène que l’on cherche à couper.

L’une des façons de procéder est d’apporter une séquence normale qui va se recombiner à l’endroit où il y a une coupure.

Manipuler le génome humain est une perspective aussi enthousiasmante qu’inquiétante car elle pose aussi la question suivante : « pouvons-nous décider de ce que nous gardons ou pas dans le génome humain ? »

Je ne pourrais terminer cette chronique sans évoquer l’impératif kantien : Agis de telle façon que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans tout autre, toujours en même temps comme fin, jamais simplement comme moyen. Le principe du respect de la dignité humaine comme principe donc matriciel de la bioéthique…et comme valeur intérieure absolue.


Poster un Commentaire

treize + seize =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.