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Orban

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Orban

Ce n’est pas les musulmans qu’il faut bannir, pas plus les réfugiés mais plutôt Viktor Orban.

D’une part parce qu’il y a quand même beaucoup moins de Viktor Orban que de musulmans ou de réfugiés. Et quitte à devoir se fâcher avec certains, autant se fâcher avec les moins nombreux.

D’autre part parce qu’à l’heure actuelle, il y a moins de Viktor Orban que de musulmans mais pour combien de temps encore ?

Et bien pour l’éternité je pense. Les Orban, Wilders, Le Pen ou Trump ne sont en fait que les derniers soubresauts d’idéologies condamnées par le sens de l’Histoire. Des idéologies qui sont déjà mortes mais ne le savent pas encore.

La Hongrie n’appartient pas aux hongrois, ni la France aux français ou le Maroc aux marocains. Simplement parce que la Hongrie, la France ou le Maroc ne sont que des conventions temporaires vouées à disparaître tôt ou tard dans un ensemble plus large.

Et parce qu’il n’y a jamais eu qu’un seul monde.

Un monde dans lequel un amazigh et un arabe pouvait devenir empereur de Rome, un monde dans lequel le premier des chrétiens était juif ou dans lequel le Pape était une femme.

Un monde qui seul existe et hormis quelques irréductibles fanatiques, nous avons tous pris conscience de l’importance de la question climatique.

De la même manière, une nouvelle conscience planétaire émerge, indifférente aux appartenances et aux frontières. Frontières qui ne sont d’ailleurs infranchissables que pour les plus humbles d’entre nous et servent à les enfermer alors qu’elles n’existent plus depuis longtemps pour les plus aisées.

Une conscience articulée autour de la communauté de destin que nous partageons tous et qui a compris et assimilé qu’il n’existe rien d’absolument pur et immaculé ici-bas, ni corps, ni religion, ni culture ni nations.

D’après les lois raciales, tout était blanc ou noir et il fallait nécessairement être l’un ou l’autre. En réalité, ni le noir ni le blanc n’existe.

Ici-bas, tout est métissé et c’est tant mieux.

Ce que nous sommes, ce que nous pensons être, nous le devons à d’autres avant nous et cet autre n’avait le plus souvent ni la même langue, ni la même religion, ni la même couleur de peau.

Bref, les humains, pour autant qu’ils sont à distinguer, ne se distinguent pas par des natures biologiques différentes, ni par le rattachement à une patrie ou une nation mais par leur sentiment d’appartenir à un seul et même monde et par leur volonté commune de laisser ce monde intact à ceux qui leur succèderont.

Cette volonté commune, presque tous la partage, même s’ils n’en ont pas encore tous pris pleinement conscience.

Et cela, ni Orban, ni Trump n’y pourront rien changer.  Pour autant, nous ne les bannirons pas car la Terre leur appartient également. Ils y ont leur place ni plus importante ni moins importante que celle de chacun des réfugiés ou des musulmans dont ils ont fait les boucs émissaires de leur soif de pouvoir.

Nous sommes tous chez nous.


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