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MST : Quelle politique sanitaire?


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Les invités : Aziza Bennani, Chef du service des MST/sida à la Direction de l’épidémiologie au Ministère de la Santé, Mouna Maamar, Professeur de Médecine interne au CHU Ibn Sina de Rabat, Boutaina Alami, Responsable Suivi et Evaluation au sein de l’Organisation Panafricaine de Lutte contre le Sida (OPALS) et Pr Jaafar Haikel, Epidémiologiste Spécialiste des maladies infectieuses

Sida, Hépatites B et C, Syphilis, Herpès et autres, des maladies communément appelées IST ou MST, traduisez Infections Sexuellement Transmissibles ou encore Maladies Sexuellement Transmissibles.

Encore tabous dans certains milieux puisque se rapportant au rapport sexuel, les IST / MST sont un mal secret qui est physiquement une souffrance et socialement une honte. Voilà pourquoi la lutte contre les Maladies Sexuellement Transmissibles est aussi un combat contre les préjugés et la stigmatisation. Il aura fallu de longues années et un combat ardu mené notamment par des acteurs associatifs en soutien aux malades et à leurs familles pour que des langues se délient et des débats, comme le nôtre cet après-midi puissent être possibles. Et même si le Sida a souvent tendance à monopoliser les discussions et débats autour des MST, nous élargirons le débat cet après-midi à toutes les autres infections susceptibles d’être transmises lors d’un rapport sexuel non-protégé et contre lesquelles, le seul moyen de se prémunir est d’utiliser systématiquement un préservatif. À noter par ailleurs que les seringues usagées et l’échange de salive sont aussi des moyens de transmission des MST.

Au niveau national, un programme de lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles et le Sida avait été mis en place par le ministère de la Santé avec pour objectif principal de réduire l’incidence des IST et d’en limiter la propagation. Un programme avec des actions d’information, de sensibilisation et de communication auprès des populations concernées, les malades notamment mais aussi leurs familles et plus largement, le grand public. Un programme aussi pour la mise en place de soins de qualité et la prise en charge psychosociale des malades.

Mais malgré toutes ces actions, les IST demeurent un vrai problème de santé publique à travers le monde. Des estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé chiffrent à 300 millions les nouvelles infections chaque année dans le monde, dont deux régions semblent être les plus touchées : l’Asie du Sud-Est et l’Afrique Subsaharienne. Une tendance haussière à laquelle le Maroc ne fait pas exception et les femmes représentent la majorité des cas déclarés. La tranche d’âge la plus touchée est celle des jeunes adultes entre 20 et 40 ans.

Les IST, si elles sont le résultat direct d’un acte sexuel non protégé, elles sont aussi le fruit de l’ignorance et de l’inconscience. Comment rendre plus efficaces et plus efficientes les actions de prévention ? Comment améliorer la qualité des soins ? Quelles mesures à même, si ce n’est de stopper, au moins de ralentir l’augmentation des cas d’infections ? Quel rôle pour l’Etat et quel rôle pour les acteurs de la société civile ? C’est notre débat avec nos invités dans Avec Ou Sans Parure.


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