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Maroc – Algérie : pourquoi il faut ouvrir les frontières


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Loin du désaccord, loin de l’adversité, les plus optimistes, quant à la situation de froid, sont dans le souhait de voir rouvertes les frontières maroco-algériennes. Une frontière de 1660 KM, fermée à tout trafic terrestre depuis 1994 et reste la plus longue frontière sans accès au monde.

Le royaume fait du Sahara marocain une condition non négociable de sa souveraineté, base de son amitié avec l’Algérie qui a opté pour l’appui des mercenaires du front Polisario, refusant l’actuel statut du Sahara. Le conflit algéro-marocain est complexe. Il date d’une cinquantaine d’années et semble avoir consommé la patience de Feu Hassan II ainsi que de Houari Boumediene puis de Chadli Benjedid, tous ayant baissé les bras malgré certaines phases de bonne volonté.

Il est fort possible que le printemps arabe s’apaise dans la région, que la Tunisie retrouve sa quiétude et que la Libye tourne la page de la guerre civile sans que l’Algérie ne comprenne que son avenir est écrit avec son voisin de l’Ouest. Le FLN et la présidence algérienne semblent s’entêter à protéger les mercenaires à Tindouf, à appuyer le pseudo Etat autoproclamé et refuser de reconnaitre la marocanité du Sahara.

En Algérie, des voix de l’opposition murmurent leur volonté de voir cette page de discorde tournée définitivement, sachant que la base de la construction d’un Maghreb fort, passerait par la poignée de main des deux grands de la région maghrebine. Avec une  vision commune, la région de l’oriental marocain serait dynamisée, les villes de Berkane, Oujda, Colomb Béchar et Tlémcen seraient renforcées en énergie humaine et en essor commercial.

Notre belle zone de M’hamid El Ghizlane connaîtrait un afflux de touristes des deux pays sachant que le climat et le sable à l’Est est plus inspirant.

Sur le plan économique, le Maroc, bien que souffrant des caprices de la météo, présente une agriculture plus diversifiée, plus fine et plus compétitive que son voisin.

Son économie est ventilée en secteur d’activité lui permettant d’envisager sa contribution au Maghreb de manière plus affirmée. De son côté l’Algérie, forte de son gaz naturel et de son industrie pétrochimique pourrait créer une symbiose profitable aux agrégats économiques et à l’incompressible chômage qui frappe la région.

Pour cela, il faut du courage, des hommes ambitieux, des concessions et une hauteur politique pour comprendre qu’un Maroc pleinement dans son Sahara permettrait une Algérie en belle renaissance dans son grand Maghreb.


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