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L’épée au fourreau


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Mes amis, le moment actuel comptera dans ce siècle. Et peut-être même au-delà. Le Maroc de 2017 est à la croisée des chemins. Avec une question majeure à résoudre. La question sociale. Soit le dogmatisme et les égoïsmes l’emportent, et alors aux matraques et aux cailloux succéderont les armes blanches et les balles en caoutchouc puis simplement des armes. De toute nature. Létales.

Soit ensemble, nous relevons les défis du progrès social, du développement économique et de la sécularisation, et alors le Royaume chérifien prendra toute sa place dans le monde pour devenir un pôle de paix et de prospérité. Au nord, vous le savez, un mouvement s’opère. Certains en profitent pour essayer de diviser. La bonne réponse doit être apportée, le silence et le néant n’engendreront que le chaos.

C’est à la fois un point d’arrivée et un point de départ. Au nord la tempête, au sud l’apaisement. En l’état actuel des choses. La question sociale a déjà été posée avec au moins autant d’acuité par le passé. Les bonnes réponses n’ont pas été apportées. Elle en devient tragique mais la fureur n’est pas la solution. De part et d’autre. La matraque n’est pas la réponse. Définitivement.

Elle ne l’a ailleurs été nulle part. Ni à Oran, ni à Gafsa ni à  Sidi Ifni. Le calme qu’elle crée parfois est trompeur et lourd de menaces pour la stabilité future. Et ce n’est certainement pas la volonté du premier Défenseur des déshérités, des faibles et des opprimés de ce pays. Aussi espérons-nous que le vaste souffle royal se fera sentir jusque dans ces régions lointaines, et substituera à la convulsion belliqueuse une conclusion pacifique et inclusive.

Cependant, si le nord est inquiétant, rien d’irrémédiable n’a pour l’heure été commis. Nulle offense qui ne puisse être réparée. Nulle place pour la haine ou pour la violence. La grande marche tranquille vers l’égalité, la fraternité, la dignité et le travail doit être accompagnée, guidée et comprise. Pas réprimée et dévoyée. Nulle volonté séparatiste, nulle velléité de contester les institutions établies, la question sociale, tel est l’unique problème. Le Maroc et son Roi la résoudront. Ensemble.

Quelque chose a certes été initié il y a bientôt deux décennies. Continuons, accélérons, amplifions, faisons des routes, des écoles, des hôpitaux, des ports, des villes. Partout. Cultivons, multiplions et du même coup résolvons la question sociale, changeons nos inactifs en agents du changement et du progrès, nos prolétaires en propriétaires. Car la réponse est économique, elle n’est pas sécuritaire, elle n’est pas religieuse. Elle n’est pas même réellement politique. Seulement économique et sociale. Profondément économique sociale.

Reformons et redistribuons et ce faisant combattons ensemble à l’avant-garde de la dignité et du droit. Aux tentatives de semer la discorde et la division, répondons par l’unité et l’action. L’occasion est belle soit d’apporter au monde une preuve d’unité et de maturité à une époque de divisions profondes et puériles au sein du monde musulman soit de confirmer des préjugés qui n’en seraient alors plus vraiment.

Gardons l’épée au fourreau. Et au lieu de trancher et de séparer, établissons des ponts et des passerelles. C’est parce qu’il a la faculté de toujours se réinventer et se sublimer que le Maroc est le plus vieil Etat du monde. Il lui faut se dépasser à nouveau. Maintenant. Pour s’inscrire encore une fois dans un nouveau siècle.


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