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Le dilemme de Banque Al Maghrib


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Dans un contexte d’absence de croissance économique voire de crise, les États mettent en application des politiques économiques de redressement. Ces politiques vont dépendre de  la politique globale du pays qui peut être interventionniste ou libérale. Ainsi, les nations optent pour des politiques conjoncturelles pour choisir entre la politique budgétaire et ou monétaire.

Au Maroc, la coutume économique se dirige plutôt vers des politiques monétaires. La Banque du Maroc opte à l’instar de la Banque Centrale Européenne pour une politique expansive depuis quelques années. Il s’agit d’apporter réponse à la morosité ambiante et à la massification du chômage.

En Europe, soyons clair, la politique monétaire a été un réel fiasco qui malgré la baisse du taux directeur n’a pu apporter aucune réponse économique. Le Maroc suivra-t-il ce chemin ? Le crédit bancaire est toujours en perte de vitesse, un encours se positionnant à 761,2 MMDH au mois de novembre bien que Banque Al Maghrib ait procédé à deux baisses successives de son taux directeur d’un quart de point.

Des mesures prises pour rebooster l’économie nationale apparemment sans réel impact sur l’économie physique ou réelle. Parmi les explications avancées, nous retrouvons, la concentration du secteur bancaire, la politique prudentielle des banques, la discordance entre les financements proposés par Banque Al Maghrib et les besoins effectifs des établissements bancaires. Il faut rappeler que l’impact ne sera ressenti que si les banques « jouaient » le jeu du marché de manière honnête. Celles-ci s’efforcent de conserver pour elles une partie de ces gains afin d’améliorer leurs marges bénéficiaires aux dépens de la croissance.

Enfin, la forte concentration bancaire ne permet pas au marché de s’exprimer à sa juste valeur dans ce sens que quatre banques couvrent plus de 70% des dépôts, du total bilan, des crédits et  du produit net bancaire.

Un système plus permissif envers les entreprises et les TPME, une bancarisation plus généralisée, un accès au crédit plus généreux pourraient décomplexer le monde bancaire au Maroc pour envisager une vraie retransmission vers l’économie réelle.


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