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Grand oral de Nabila Mounib du 12 Octobre 2015


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Invités : Nabila Mounib secrétaire générale du Parti Socialiste Unifié,  en compagnie de Sara Rami et Aziz Boucetta.

Elle reste désespérément et depuis 2012, la première et unique femme à présider un parti politique, en l’occurrence, le Parti Socialiste Unifié.Elle est aussi professeur de biologie et d’endocrinologie, Secrétaire régionale du syndicat national de l’enseignement supérieur, épouse et mère de famille. Cela lui fait un cumul de fonctions toutes plus lourdes les unes que les autres ; si elle ne devait en garder qu’une que choisirait-elle ? Nous lui poserons la question. Mais aussi qu’est-ce que cela fait-il d’être la seule femme aux commandes d’un parti politique ? Se sent- elle seule contre tous ou seule pour toutes ?

En 2011, son parti boycotte le référendum constitutionnel et les législatives qui voient le PJD prendre les gouvernes du Maroc. Et en 2015, malgré des doutes sur la transparence du double scrutin communal et régional du 4 Septembre, elle décidera d’y participer, tout de même. Les doutes s’étant confirmés comme l’a dénoncé Nabila Mounib mais aussi de nombreuses formations politiques, si la décision de participation au scrutin était à reprendre, la reprendrait-elle ? Et à quoi, finalement, aurait servi la mobilisation de la Fédération de la Gauche Démocratique lors des dernières échéances électorales ?

Son actualité la plus récente est la visite de travail d’une délégation de gauche marocaine, qu’elle a conduite en Suède. Objectif : Faire la promotion de la position marocaine dans le dossier du Sahara. De retour de Suède, Nabila Mounib, elle-même rassurée par le vice-président du parlement suédois, tient à rassurer les marocains, « il n’y avait, dit-elle, aucune intention de la part de la Suède de reconnaître le Polisario. » Voilà qui est dit. Elle se prévaut, par ailleurs, d’avoir en quelques sortes corrigé les appréhensions des responsables suédois. Excusez du peu. Quoique cela reste à vérifier, dans la mesure où ce n’est pas une délégation gouvernementale officielle qui s’est envolée pour la Suède. N’aurait-il pas fallu coordonner son action avec celle de la diplomatie marocaine ? Elle nous répondra. Il est aussi à noter que dans cette bataille comme dans pratiquement toutes les autres, son cheval de bataille reste l’instauration d’une monarchie parlementaire. Elle nous dira également ce que cela aurait changé à la crise avec la Suède et toutes celles à venir avec d’autres pays comme elle le prédit.

Nous parlerons donc de cette actualité mais aussi de toutes les autres.

Santé. Elle soutient le mouvement protestataire des étudiants en médecine contre le service civile sanitaire. Quelle alternative propose-t-elle pour soigner les malades dans les régions reculées ?

Éducation. Au-delà du constat d’échec que peu de gens pourraient contester, que propose-t-elle pour un enseignement plus efficace et que pense-t-elle des recommandations du Conseil Supérieur de l’Enseignement?

Chômage. Si la critique est facile, dans la pratique comment créer davantage d’emplois ?

Nabila MOUNIB veut un Maroc démocratique. Où en est le Maroc, selon elle, de sa construction démocratique ?

Nabila MOUNIB veut un Maroc sans pauvreté, c’est écrit noir sur blanc sur le site du PSU, et elle veut l’égalité des chances partout et pour tous. Ne rentre-t-elle pas ici dans la catégorie « gauche utopique » ? L’égalité peut-elle jamais être une réalité ? Pense-t-elle tout ce qu’elle dit ? Sa vision pour un Maroc idyllique relève-t-elle du rêve, que personne ne pourrait lui reprocher par ailleurs, ou, est-elle un projet,  de son avis, réalisable ?

Enfin, nous la mettrons au défi, peut-être vers la fin de son grand oral, de parler objectivement non pas de ce qui reste à faire mais de ce qui a été fait et réalisé par le gouvernement Benkirane.

Nous déclarons ouvert le grand oral de Nabila Mounib.


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