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Gestion des déchets : incompétence de nos élus ou responsabilité de Sita ?


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Les invités

• Noureddine Lachheb, expert en gestion des déchets

• Omar El Farkhani, président du groupe PAM au conseil de la ville de Casablanca

• Zineb Jerrar, membre du conseil de la ville de Casablanca

• Charafeddine Berrada, architecte urbaniste

• Ahmed Chitachni, chercheur en anthropologie urbaine et coadministrateur du groupe Save Casablanca

• Fayçal Chraibi, Membre de la commission chargée du suivi du dossier propreté au sein du conseil communal de la ville de Casablanca

Édito

Le divorce est officiel entre le Conseil de la ville de Casablanca et la société française Sita Blanca. Les élus ont voté à la majorité en faveur de la résiliation du contrat liant les deux parties pour la gestion déléguée des déchets ménagers. Pour une période transitoire de 6 mois, c’est la Société de Développement Local qui prend le relais. Il est reproché à la filiale de Suez Environnement, je cite,  » une détérioration de la propreté de Casablanca ainsi que des dysfonctionnements qualifiés de profonds, en plus d’un non-respect des engagements « .

200 infractions au quotidien, et un refus, dit le Conseil de la ville, de coopérer avec l’autorité délégante. Le moins que l’on puisse dire, au regard de la liste des manquements dressée par le Conseil de la Ville, c’est que la décision de résiliation est loin d’être prise sur un coup de tête ; la goutte d’eau ayant été la demande d’augmentation  du budget annuel alloué à la société délégataire. Pas moins de 300 millions de Dirhams.

Le contrat avec la Sita ne devait en principe s’achever qu’en 2021 et il est à rappeler que la société n’avait en charge que la propreté de 9 arrondissements. Il est à noter par ailleurs que le problème de la propreté est, lui, quasi général. Casablanca, et c’est à peine exagéré, croule sous ses ordures. Visuellement c’est écœurant, pour les narines, c’est un supplice et pour la santé c’est un danger.

La gestion de la propreté de Casablanca est souvent placée au cœur de tous les programmes électoraux ; les élus, le sont, aussi, en grande partie pour cela. Car les casablancais sont outrés par la saleté de leur ville. Hors la ville ne gère le dossier directement ; même qu’elle paraît être dépassée par le sujet. Les contrats de délégation deviennent une porte de secours que les élus de Casablanca n’hésitent plus à emprunter. À tort ou à raison, nous en débattrons. Mais les contrats de délégations, ne seraient-ils pas devenus l’assurance de tenir un bouc émissaire qui, en période de crise et de grand mécontentement des casablancais, est tenu pour responsable des grands maux de la ville ? Nous en débattrons également.

Casablanca est-elle condamnée aux sociétés délégataires pour gérer ses déchets ? C’est le débat que nous ouvrons cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure.


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