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Le désarroi du football national


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C’est devenu un classique, lorsque le football se porte mal, changeons d’entraîneur !

Ce fut le cas, il y a juste un mois, la fédération limoge Badou Zaki, pourtant ayant qualifié l’équipe nationale aux tours préliminaires menant vers les éliminatoires Russie 2018. Il est aussi vite remplacé par le français Hervé Renard, un réel renard de l’Afrique, sans jeu de mots, ayant remporté deux coupes d’Afrique avec la Zambie et la Côte d’Ivoire puis vice-champion avec le Burkina. Un football national, qui a compris qu’il ne pourrait exister sans les Marocains du monde (Belgique, Pays bas et surtout France).

La dernière hécatombe lors du CHAN l’a prouvé. Des joueurs de la BotolaPro bon dernier du CHAN ont remis tout le monde à sa place comprenant que l’issue était ailleurs. Et ailleurs, il y a les clubs marocains. Où est le niveau du MAS, du CODM, du MCO, des FAR et même du Raja puis du Wydad? Nous avons perdu la bataille du renouveau peut-être par prétention ou par inattention. Les clubs ont leurs représentants au Parlement qui font de la résistance au texte instituant un statut de société anonyme pour les clubs, éligible à l’impôt et au contrôle puis à la reddition des comptes. Les écoles de formation ferment leur porte avec une préférence mercatique de contracter avec des jeunes joueurs étrangers fin prêts.

Il y a une semaine le pire est arrivé car en l’absence de jeu, de coupe et de gloire, ce sont les gradins qui volent la vedette avec des drames. Le sport qui devait être un facteur d’intégration devient un vecteur de violence urbaine. La SONARGES, qui s’occupe de la gestion des stades, avait souhaité faire des terrains, des lieux pour familles et convivialité en y créant un espace de consommation n’y arrive pas encore. Aller au stade est devenu synonyme de débauche sociale. Faut-il rappeler qu’en termes d’organisation, nous avons bien des leçons à apprendre. Mais heureusement que l’équipe nationale arrive de temps à autre à nous donner du baume au cœur. Une qualification sans calcul à la prochaine CAN avec Hervé Renard et surtout un temps de macération pour l’équipe. Oui c’était rassurant mais non encore convaincant ! Et comme dit la Twittoma… laissez Renard travailler !


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