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Cromlech de Mzora

De l’Atlantide au Maroc, le mystérieux Cromlech de Mzora


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Cromlech de Mzora

A 15 km de la ville d’Assilah, non loin du village de Chouahed, se trouve au beau milieu d’une plaine verdoyante un « Cromlech ».

Ce nom barbare, désigne dans le jargon des archéologues, un ensemble de « Menhirs », organisés selon un alignement circulaire.

Oui, vous l’avez bien entendu, des « Menhirs » au beau milieu du Maroc, les mêmes « Menhirs » que l’on retrouve habituellement en Bretagne avec les alignements de Carnac, ou encore en Grande Bretagne avec le célèbre Stonehenge.

Méconnu du grand public, ce monument unique en son genre en Afrique du Nord et longtemps laissé à l’abandon par le ministère de la culture à en juger par l’Etat de détérioration et de ruines des « Dolmens » et autres « Menhirs » qui le constituent, mais également en raison des fouilles espagnoles menées au début du siècle dernier, et qui n’ont pas manqué de gravement l’endommager, le « Cromlech de Mzora » demeure toujours imposant et énigmatique avec plus d’une centaines de « Menhirs » dont le plus grand mesure pas moins de 5 mètres.

Jusqu’à aujourd’hui, les quelques rares travaux de recherche réalisés par des archéologues et chercheurs espagnols et marocains, concluent dans une quasi-unanimité que ce « Cromlech » devait représenter la sépulture d’un ancien roi « Maure : M A U R E », qui aurait régné sur la région entre 1800 et 900 avant l’ère commune, ce qui fait que ce monument mégalithique aurait en moyenne environs 3400 ans, voir beaucoup plus.

Or, comme toutes les grandes structures mégalithiques, il est évident que ce site servait également d’observatoire astronomique, de lieu de rites, mais également d’autres choses beaucoup plus ésotérique.

Car ce dernier, présente des caractéristiques que l’on pourrait qualifier pour le moins de troublantes.

Premièrement, le Cromlech de Mzora est orienté vers l’Ouest au degré près, soit, vers l’Océan Atlantique, contrairement à tous les monuments funéraires proto-historiques du Maroc qui sont orientés vers l’intérieur des terres, vers le Sud, ou le Sud-Est comme nous l’apprend l’archéologue marocain Youssef Bokbot.

Deuxièmement, l’archéoastronomie a permis de démontrer que les sites mégalithiques,  première architecture monumentale du monde, et dont fait partie le Cromlech de Mzora, sont également des cadrans ou des observatoires astronomiques à ciel ouvert, alignés et synchronisés avec les différents cycles lunaires et solaires.

Troisièmement, ces bâtisseurs anonymes utilisaient comme l’a démontré l’éminent professeur d’ingénierie d’Oxford, Thom Alexander, une unité de mesure de 82,9 cm, qualifiée de « Yard mégalithique », qu’ils utilisaient avec une précision proche du millième.

Quatrièmement, les travaux hétérodoxes et fouillés du chercheur gallois Howard Crowshurst, tendent à mettre ces sites mégalithiques en relation avec l’activité sismique de la terre, où ils joueraient un peu le rôle d’une acuponcture de la terre, ce qui fait que le choix du lieu de construction est tout sauf aléatoire, et que tout ces monuments mégalithiques, bien que se situant à des centaines de kilomètres les uns des autres, s’inscrivent dans une logique géométrique et géographique réfléchie et intentionnelle.

Astronomie, géométrie, mathématiques, organisation, tout cela suggère que ces bâtisseurs de mégalithes dont on ne connait presque rien, était extrêmement organisés, et animés par un système de croyances et une sagesse qu’il nous reste à découvrir, et à laquelle l’historiographie académique ne laisse pas de place.

Au Maroc, nous avons la chance d’avoir sur notre sol, l’un des maillons architecturaux de cette culture très probablement originaire de la mer, qu’une lecture romantique mais non dénuée de sens, attribuerait à des réfugiés « atlantes », cette mythique civilisation de l’Atlantide citée entre autre par Platon dans ses « Dialogues », mais dénigrée par le dogmatisme des gardiens du temple de l’historiographie officielle.

Quoi qu’il en soit, voilà un lieu, dont la vocation pourrait être, peut-être, de nous interpeller sur un passé lointain, sur une sagesse perdue, qu’il revient à nous de faire revivre.


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