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Parce que le ciel politique est vide…


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Un certain 25 novembre 2011, un parti, – celui qui avait, sans trop de mal, pris pour lui les deux noms de Justice et de Développement, devenait un parti providentiel.

C’est, au-delà des deux premiers, le nom médiatique qui lui fût donné.

Et que, sans paresse aucune, toutes les bouches, reprenaient en boucle…

Pensez donc : un parti nous avait garanti la Paix Sociale !

Songez-donc : quel pouvoir offert à une formation élue par 1 million de marocains et des poussières. Mais, voilà, cette-fois, la Démocratie sortait grandie des urnes !

Mais, quelques années plus tard…

Alors que nous votons ce 7 octobre prochain…

Qui peut nier qu’en matière de Justice et de Développement, nous avons donné la majorité gouvernementale à un parti, qui, à la fin des fins, se sera montré tellement plus néo-libéral lorsqu’il s’agissait d’être social-libéral ?

Mais… réellement conservateur !

Oui, d’un conservatisme qui, désormais, rejoint l’archaïsme… Un parti, une secte politique, produisant perpétuellement du « Présent régressif », un parti fort d’une idéologie qui n’aura cessé de séparer les marocains, donnant aux uns le nom de Vice et aux autres, – c’est-à-dire aux siens -, celui de la Vertu.

Alors qu’au lendemain du 25 novembre 2011, alors que nous possédions une nouvelle Constitution, il fallait, plutôt que les diviser, que de leur donner des ennemis – qui n’étaient finalement qu’eux-mêmes, à haïr,  oui, il fallait faire entrer les marocains, Femmes et Hommes, dans leur avenir.

Alors ?

Comment devenir le Maroc du 21ème siècle ?

Ce grand pays, certes enraciné dans ses valeurs, – que le Péjidisme, au fond, ignore et méprise, – mais non pas enfermé par elles. Un pays qui ne peut plus être celui dont Paul Pascon disait que ses habitants, – les marocains, ont « choisi de ne pas choisir »… Ces marocains là, ce Maroc-là, n’est plus… Aussi nostalgiques que soient les sentiments qu’il peut encore inspirer.

Aujourd’hui, ce que nous devons être exige de faire des choix qui détermineront l’avenir de nos enfants. De nos petits enfants. Un grand pays où chacun aura la place qu’il mérite, par le Droit, le Travail, le Talent. Et ce, n’en déplaise aux tacticiens du retard, aux idéologues de l’enkystement… Comme aux nouveaux nostalgiques du népotisme.

Alors ? Posons-nous une question…

Pour qui voterons-nous le 7 octobre ?

Et surtout, au nom de quoi ?

D’une simple et si facile, mais non-moins perverse opposition entre le Vice et la Vertu ?

Méfions-nous, car nous pourrions, encore une fois, tomber dans un énorme piège… Mais cette fois tendu différemment ! Et nous reconduirions un mensonge ! Ce ne serait pas celui d’un chaos auquel, nous avons échappé ; mais, cette fois bien pire : celui du choix, tellement simple, entre le Bien et le Mal… Sachant que le Péjidisme, c’est le Bien. Et que le Mal, c’est tout le reste !

Voilà, donc, ce que nous commande le scrutin du 7 octobre : de nous libérer de catégories théologiques !

Car le ciel politique est vide.

Et il n’appartient pas à un parti de travailler, et à terme de posséder  notre Salut ! Mais, d’abord et surtout de régler la question, tellement terrestre, et probablement trop bassement terrestre pour que ce Parti théocratique s’en occupe réellement… De l’Éducation… Publique, de la Santé… Publique, de l’Emploi des jeunes, de la lutte contre la grande vulnérabilité qui affecte près d’un quart de la population marocaine…

Oui, voter, le 7 octobre, est, au-delà de l’enjeu électoral, un « enjeu catégoriel »… Et c’est bien en séparant le Théocratique et le Politique que nous éviterons à ce pays, une division dont il n’a que faire.


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