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Marathon de Casablanca : Casa Events n’est pas responsable


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Les invités

• Ahmed Benboujida, vice maire de Casablanca

• Houcine Nasrallah, président de la Commission Urbanisme, Aménagement du territoire et Environnement au Conseil de la Ville de Casablanca

• Ahmed Chitachni, chercheur en anthropologie urbaine et coadministrateur du groupe Save Casablanca

• Mounir El Fakir, marathonien amateur

• Salaheddine Nabigha, acteur associatif

Édito

Fiasco, échec, débâcle, scandale, les mots ne manquent pas depuis dimanche dernier quand il faut décrire la 10ème édition du marathon international de Casablanca. Si la circulation devait naturellement être interdite toute la matinée sur les voies du parcours, les coureurs se sont vite vus rattraper par les automobilistes autorisés à circuler normalement deux heures à peine après le lancement de la course.

Un problème de sécurité majeur qui a manqué de mettre en danger les coureurs qui, eux, n’ont pas manqué d’en dire leur indignation. Les casablancais n’arrivent pas à intégrer la culture du marathon, s’indigne de son coté le DG de Casa Event, organisateur de l’événement. Par ailleurs, les coureurs se plaignent de n’avoir pas eu suffisamment à boire et de quoi se ravitailler en solide et c’est la faute aux participants qui ne font pas une consommation normale des 7 à 8 bouteilles d’eau prévues par personne, déplore le DG de Casa Events.

L’année prochaine les quantités seront doublées assure t-il. Le départ chaotique ? Les gens ne comprenaient pas à quel moment il fallait partir, explique-t-on du coté de Casa Events. L’arrivée chaotique dans une rue- poubelle et pas assez de médailles pour tout le monde ? La faute aux gens qui ont couru sans dossards et ont pris plus de médailles qu’il n’en fallait, nous dit-on du côté de la SDL, mais les organisateurs seraient en train de recontacter les participants qui n’ont pas eu leur médaille pour leur en remettre une.

Bref, beaucoup d’erreurs, mais aussi beaucoup de promesses pour une 11ème édition meilleure et surtout une grave impression de rejet de responsabilité de la part des organisateurs qui maintiennent avoir, de leur coté, tout fait pour que l’événement soit une réussite. Pas sûr que la contre-attaque soit, dans ce cas précis, la meilleure stratégie de défense ; nous y revenons dans le débat.

Mais en tout état de cause, les dysfonctionnements du marathon de Casablanca ne viennent que confirmer les réserves sur les prestations des Sociétés de Développement Local. Ces SDL à qui revient depuis 2014 la gestion de la ville de Casablanca. Mais que font les élus de la ville ? Quelle est leur utilité et que font-ils des votes des casablancais ? Nous y revenons.

Les prérogatives des SDL semblent par ailleurs et dans les faits être beaucoup plus larges que ce qu’elles devraient être. Si elles sont censées rendre régulièrement compte au Conseil de la Ville de leurs activités, il n’en serait rien dans les faits ; des élus se plaignant même de n’avoir aucune idée des projets menés par les SDL. Alors que dire quand c’est un fiasco ? À qui est-ce la responsabilité ? À qui les casablancais sont-ils en mesure de demander des comptes ? Aux SDL qui ne semblent pas prêts de faire leur mea-culpa, ou à un conseil de la ville semblant trouver son confort dans la gestion déléguée ? C’est le débat que nous ouvrons avec nos invités cet après-midi dans Avec Ou Sans Parure.


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